Aujourd’hui sort le nouvel album de Raphaël. C’est le sixième album de l’auteur compositeur interprète révélé en 2005 par « Caravane ».

Il y a des matins, autant le dire, où l’on voudrait se taire pour laisser parler la musique, qui lorsqu’elle atteint cette intensité brute, vous emporte dans un tourbillon qui remet tous les compteurs à zéro. Et si Raphaël était en train de devenir le plus grand rocker français ?

Extrait de « Manager »

Dix titres coupants, saillants et assemblés pour vous emmener dans un train fantôme qui traverse les nuits d’errance d’un chanteur plus blême qu’il n’y paraît. Raphaël nous a bien eus. On s’était un peu trop accroché au visage lisse d’un ange gâté par la vie terrestre. Or depuis le précédent album « Pacific 231 », Raphaël régénère sa masse musculaire harmonique dans de noires sérénades. Mais avec « Super Welter » le chanteur devenu à ses heures perdues un boxeur obsessionnel, semble avoir appliqué dans son studio d’enregistrement ce qu’il a appris sur le ring. Faire de chaque chanson un direct, un crochet ou un uppercut.

Extrait de « Mariachi blues »

Raphaël se présente aujourd’hui comme le parfait desesperado, qui transcende ses intimes malédictions et ses propres doutes dans un disque qu’il a façonné comme une carcasse lumineuse et froide à la fois qui lui permet de faire le grand saut dans les méandres de l’amour ausculté sous toutes ses formes.

Extrait de « Peut-être »

Si ce disque touche autant, c’est qu’il ressemble terriblement à notre époque. Les chansons traduisent dans un environnement dur et sans concession ce grand rêve d’ailleurs, cette quête de grands espaces qui font de nous de grands voyageurs.

Extrait de « Déjà vu »

Un très grand disque, qui fabrique de fait un grand héritier qui n’a pas besoin d’être désigné. Le poids léger de Raphaël est devenu un super welter. Entre 66 et 70 kg de pure beauté incandescente qui vous l’aurez compris m’a mis K.O.

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