Toute cette semaine, honneur aux femmes, avec 5 voix féminines dans des registres très différents et venues du monde entier. On commence avec Liz Green, originaire de Manchester, 29 ans, et une voix qui semble venir d’un autre temps.

Extrait de « Gallows »

Une voix qui vous saisit par sa profondeur, avec cette douleur en soubassement qui semble creuser le sillon d’un vieux 78 tours. Une voix qui sort aujourd’hui de nos enceintes comme transcendée par la grâce de cette jeune fille bien d’aujourd’hui. Liz Green, débarque ainsi en 2012 avec son petit cabaret imaginaire. L’alchimie s’opère sans accident entre son état d’esprit plutôt punk de ses jeunes années et sa passion pour le folk : une guitare acoustique dont le bois connaît toutes ses souffrances, un piano bastringue et quelques cuivres en procession sur le delta blues…

Extrait de « Hey Joe »

Liz Green intrigue avec son physique curieux, faussement sage et typiquement anglais. Derrière ses cols Claudine, ses tissus imprimés et ses nœuds papillon en dentelles, se cachent une fille volontaire qui dispense un univers contrasté entre humour noir, dérives faulknériennes et conversations intimes avec un oiseau.

Extrait de « Luis »

Dans le quotidien Libération de la semaine dernière on apprenait que Liz Green souffre d’une maladie de la peau qui lui occasionne des souffrances récurrentes : « Maintenant mon esprit va bien, mais ma peau me fait souffrir et ça ressort lorsque j’écris ». Elle en a fait une chanson qui ressemble à une confession qui pourtant semble lui avoir échappé.

Extrait de « Bad medecine »

L’album de Liz Green s’intitule « O, Devotion ! »Il sort aujourd’hui et c’est d’orès-et-déjà l’un des grands disques de cette année 2012.

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