Ce matin, vous nous présentez le premier album d’une jeune musicienne parisienne, Pauline de Lassus, qui a choisi comme nom d’artiste Mina Tindle en hommage à Milo Tindle, l’un des personnages du film « Le Limier » de Joseph Mankiewicz. Absolument et ce choix référencé pour le dernier long métrage de Mankiewicz est déjà un marqueur sur l’identité artistique de la jeune Mina Tindle qui nous indique donc qu’il s’agit d’appréhender son disque comme un long huit clos de presque 2 ans, où dans un face à face avec le réalisateur de ses rêves, JP Nataf, la musicienne a aussi joué avec un chassé-croisé d’identités et de personnalités très différentes qui ont nourri ce disque où chaque chanson paraît être un laboratoire d’expérimentations.Extrait de « To carry many small things » Avec Mina Tindle, c’est un peu comme dans la chanson de Charles Trenet, « La famille musicienne » Un papa et des grands parents qui chantent tout le temps, et un piano familial qui avait appartenu à Gounod sur lequel elle joue ses premières gammes. Puis il y aura sa famille de cœur aussi mélomane et qu’elle va peu à peu constituer en voyageant. New York, au cœur de Brooklyn puis la Caroline du Nord. Des rencontres, plein de rencontres et le seul langage qui tienne, celui des harmonies et de la musique qui cherche à s’inventer alors que les balises de références peuvent parfois faire peur. Et c’est pour cela que, lorsque Mina Tindle chante en français, son style fait la différence.Extrait de « Pan » L’album révèle une voix qui a du ressort et de la grâce. Ici les harmonies vocales enivrantes constituent souvent la fondation même de certaines de ses compositions. 14 chansons dont deux seulement dans la langue de chez nous. Ce sont celles-ci qui me font dire que le niveau assez bluffant de ce premier disque n’est en fait qu’une promesse lorsque l’on finit d’écouter la dernière chanson qui clôt l’album.Extrait de « Demain » Mina Tindle est en train de nous prouver que la génération myspace virtuelle a déjà repris pied dans la réalité de cette longue et belle histoire qui est celle du rock’n' folk.

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