Il y a quinze ans disparaissait Barbara. Ce matin, vous lui rendez hommage en préambule de la journée entière que lui consacre France Inter demain, samedi 24 novembre.

Extrait de « Vivant poème »

« La vie est un long poème, c’est un long je t’aime, un vivant poème » Duo inédit et bouleversant entre Jean-Louis Aubert et Barbara que l’on retrouve enfin sur disque grâce à la réédition de l’intégrale de la longue dame brune. Barbara s’est éclipsée en novembre. Elle qui avait chanté les enfants de novembre et qui aimait tant novembre pour imaginer ses retours sur scènes. J’ai eu ce privilège d’approcher Barbara, et c’est désormais en novembre chaque année que le manque se ravive un peu plus. Alors on est heureux bien sûr de profiter d’une nouvelle réédition de l’intégrale Barbara qui nous rappelle aussi à notre bon souvenir. Celui d’une femme qui savait tout de la chanson populaire, comme elle adorait la chanson fantaisiste. Ainsi retrouve-t-on dans les archives de la radio une Barbara à l’œuvre dans l’exercice de la reprise d’une chanson de Claude François.

Extrait de « Même si tu revenais »

Barbara comme Brassens respectait infiniment la chanson populaire. Parce qu’elle disait connaitre l’inestimable prix de ces chansons qui ont la vertu de pouvoir être sifflées partout dans les rues. Elle aimait aussi les artistes populaires au premier rang duquel Johnny Hallyday obtenait toutes ses faveurs. Comme les contraires s’attirent, la louve reconnaissait à l’instinct le fauve. Barbara ne loupait jamais une rentrée sur scène de Johnny. Elle chantera même avec lui lors d’un « Top à… » des légendaires Carpentier pour la télévision en 1972.

Extrait de « L’ombre et la lumière »

On le sait, Barbara, femme qui chante, est née à l’Ecluse, minuscule cabaret de la rive gauche, le 5 février 1958 à minuit. Dès lors la chanteuse de minuit va irradier la chanson française de ses chansons magnétiques. « Dis quand reviendras tu ? » « Nantes » « La petite cantate », « Le mal de vivre »… Que d’immenses chansons miroirs que l’on retrouvera aussi demain soir grâce à France Inter et à ses archives. En effet le 15 septembre 1965 notre radio consacre une journée entière à Barbara, ce qui est alors une grande première dans l’histoire de la radio. Le soir même, on diffuse en direct la première de son concert à Bobino où l’on peut y entendre une version de « Göttingen » saisissante.

Extrait de « Göttingen »

Une chanson à l’heure allemande, comme un acte citoyen poétique. Un traité de paix en chanson. Une chanson utile et nécessaire. Comme le fut Barbara toute sa vie.

Journée spéciale Barbara à suivre samedi 24 novembre sur France Inter.

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