A l’époque des « best of » vous nous offrez jusqu’à jeudi les chroniques qui ont reçu le plus de réactions, de commentaires, et de vues sur le post du lecteur de votre facebook de « Encore un matin ». On démarre ce lundi avec Beth Orton, l’une des pionnières de l’électro folk, qui publie après six ans de silence son sixième album enregistré à Portland, "Sugaring Season" (que l’on peut traduire par la « saison des sucres »).

Extrait de « Mystery »

Ce disque parle bien d’Elizabeth Caroline Orton, alias Beth Orton qui depuis longtemps a tourné le dos à sa vie londonienne, laissant derrière elle aussi son image branchée d’égérie du courant folktronica. La maternité, la vie à la campagne, le besoin de faire tomber les masques traverse son disque. Beth Oron déclarait : « Je n’étais plus qu’avec moi-même, comme je ne l’avais jamais fait auparavant, avec peu de moyens et mes seules ressources ».

Extrait de « Last Leaves of Autumn »

Retraite dans un temple bouddhiste en Thaïlande après la mort de sa mère. Serveuse puis patronne d’une entreprise de restauration de retour à Londres, puis comédienne avant de commencer la musique avec William Orbit rencontré par hasard dans un club. Pendant sa grossesse, Beth Orton se met à la guitare, suivant les conseils éclairés de Bert Jansch, légende folk qui lui inspire la complexité et le foisonnement harmonique d’un Bobbie Gentry.

Extrait de « Candles »

La voix de Beth Orton a bouleversé nos auditeurs. C’est cette maturité sans posture qui semble vous avoir séduit surtout lorsque Beth Orton confesse : « J'aime l’idée de vieillir car je n’ai plus l’obligation d’avoir à contenir mon travail ». C’est une femme libérée qui parle et une artiste plus que jamais libre.

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