Cher Patrick, partenaire particulier, vous cherchiez peut être une partenaire particulière alors que Bordeaux pour moi ce sont des visages, des figures, des souvenirs qui me serrent la gorge et piquent les yeux. C’est peut être ça la jeunesse qui s’enfuit…Extrait de « Voilà les anges » par Gamine/ Prendre à 15’’ du début jusqu’à 33’’/ total 18 secondesC’était une chanson géniale. C’était en 1988, mais nous avions déjà envie de chanter « Soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien ». Bordeaux restait attaché à l’homme pressé, Jacques Chaban Delmas qui fascinait par sa puissance de feu pour escalader 4 à 4 les escaliers de Matignon et qui rata les marches de l’Elysée. Bordeaux ne rimait pas encore avec Obispo, et les écorchés que nous étions, n’attendaient pas à l’arrière des taxis qu’une Gamine nous emmène jusqu’au chat bleu pour y découvrir la dernière lubie des hurlements de Léo. Je me souviens que j’avais souvent un noir désir lorsque tournait sur ma platine ces mots que cette fille m’écrivait.Extrait de « Bordeaux » par Isabelle Mayereau/ Prendre à 28’’ jusqu’à 56’’/ total 26 secondesJe n’oublie pas non plus que Bordeaux et son Kid Pharaon était plus rock que les chansons de marins…Extrait de « A bordeaux il vient d’arriver » Michelle Bernard Prendre à 11’’ jusqu’à 30’’/ 19 secondesA Bordeaux, il n’y avait pas que des sombres héros de la mer. Mais c’est ainsi Bordeaux reste l’un des joyaux de l’architecture rock. Ici Eiffel c’est du rock et il faut prendre la ligne B du tramway, passer devant les chartrons et ses skateurs, suivre le cours du Médoc jusqu’au terminus bassins à Flots pour goûter à la beauté d’un paysage berlinois, où les jeunes gens modernes peuvent danser à fond de cale de l’Iboat, le dernier club à la mode. On comprend alors Doriand, fils de pop, qui déclare sa flamme à sa terre natale, Saint Médard en Jalles puis Bordeaux dont il nous parle comme on parle d’une femme intimidante et fatale.Extrait de « la belle endormie » Dorian Prendre au début de la chanson jusqu’à 49’’/ total 49secondesNon, les rockers gaulois dûment dénommées ignobles du bordelais ne nous feront pas oublier que le dernier 45 tours qui fut fatal à Claude François s’intitulait « Bordeaux rosé ». Si les fans de Cloclo ont dit un temps « Bordeaux l’a tué », ils n’avaient pas compris qu’ici plus qu’ailleurs on tient au triple A du sang de la terre. Longtemps longtemps après que les poètes ont disparu, le vent nous portera, toujours, un jour en France, jusqu’à Bordeaux, où seuls les lys gouvernent les eaux, la lune, le camp et le lion.

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