Ce matin, nous poursuivons votre revue de quelques uns des moments forts qui ont marqué ces trois années de chroniques matinales. L'occasion pour vous de nous offrir quelques extraits de chansons inédites. Retour le11 mars 2011, vous nous faisiez découvrir ceci :

Extrait de « Iron » par Woodkid

C'était le temps où le jeune lyonnais Johann Lemoine, alias Woodkid n'était encore qu'une apparition mystérieuse sur la toile. Un morceau épique, porté par un clip somptueux, inspiré de l'esthétique des films d'héroïques fantasy prolongeait le rêve en argent trempé. Deux ans plus tard, Woodkid sortait enfin son premier album « The Golden Age ». Le 18 mars dernier, il était à l'honneur sur France Inter lors d'une journée où il acceptait le défi de rhabiller la radio en remixant notre indicatif de chaîne et les jingles qui rythment notre antenne. Depuis Woodkid sillonne le monde à la rencontre de son public. Et enregistre des versions acoustiques de ses chansons qui ne sortiront qu'en septembre. Illustration tout de suite avec « Iron » dans une relecture où Woodkid intègre une touche slave en résonnance avec ses origines polonaises.

Extrait de « Iron » (version acoustique)

Alors bien sûr, lorsqu'un artiste explose de manière si éclatante, on lit ça et là ce qu'il convient de nommer des retours de bâtons. On crie à l'overdose, Woodkid est partout. De France Inter au magazine Elle , en passant par Les Inrocks et même voyez-vous, dans le répertoire favori des apprentis de la nouvelle star. Certes, je vous rassure, on a le droit de ne pas aimer Woodkid. Mais on peut aussi en redemander. Et aimer cette supposée mégalomanie qui est en fait simplement l'ambition artistique d'un fils d'émigré, solitaire enfermé dans sa différence et son homosexualité dont on réalise aujourd'hui, qu'elle provoque en France et en 2013, encore haine et stigmatisation. Woodkid c'est l'histoire d'un anti-héros, pas si sûr de lui, cultivant une image intime de lui-même assez peu reluisante et qui a décidé de la transcender ou compenser, c'est selon, en œuvre artistique. En guise de cadeau et pour terminer cette saison en émotion, une autre version inédite, cette fois du premier extrait de l'album.

Extrait de « I love you » (version acoustique)

Il faut voir Woodkid sur scène, enfant de bois devenant chair humaine à fleur de peau, cherchant à se réinventer en permanence, se produisant tour à tour avec des formations orchestrales classiques ou en formule plus électro pop. Il ne me reste plus qu'à vous donner rendez-vous pour la diffusion exclusive de son concert sur France Inter en direct des Francofolies de la Rochelle le 16 juillet prochain.

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