Voici le retour de DJ Cam, après quelques années d’absence. Septième album justement intitulé « Seven » où le Français semble très inspiré par sa nouvelle vie à Los Angeles.

Pour ceux qui ne se souviendraient pas de qui est DJ Cam, petit mémo sonore en forme de madeleine.

Extrait de « Dieu reconnaîtra les siens »

Extrait du premier album de DJ Cam en 1994. C’était l’époque où le terme « french touch » était devenu la marotte des journalistes musicaux. Une nouvelle génération de DJ français donnait tout à coup à la France sa revanche musicale. Et DJ Cam était le pionnier de cette nouvelle vague qui allait deux ans plus tard propulser le groupe Air avec « premiers symptômes » avant que le monde entier ne découvre Daft Punk ou Ludovic Navarre alias Saint Germain. DJ Cam dès le début se caractérise par son emprise cinématographique sur des morceaux atmosphériques et souvent mélancoliques. Il n’a pas perdu la main à ce niveau là…

Extrait de « Californian Dreamin »

Avec ce titre, nous sommes loin de la fièvre du samedi soir et de ce qui va aussi faire dans quelques années la notoriété d’un certain David Guetta. DJ Cam lui est plutôt l’apôtre de la lenteur, de ces tempos retenus, bridés même et qui rythment des paysages se déroulant comme de longs travellings musicaux. DJ Cam travaille ses morceaux comme un styliste de haute couture avec ce souci d’offrir au son et aux compositions qu’il imagine, une finition de petite main. Jamais loin non plus du trip hop de Bristol et de l’arc musical et sonore de Tricky ou de Massive. Lien confirmé ici dans ce nouvel album avec la présence de la chanteuse Nicolette, l’une des voix du groupe Massive Attack.

Extrait de « Love »

DJ Cam a toujours aussi aimé travailler avec des voix belles et soyeuses. Des voix venues de la variété comme Carole Laure, Jean-Louis Murat, ou encore Anggun… Dans ce nouveau et septième disque, c’est Chris James le vocaliste de Stateless qui est présent sur deux morceaux

Extrait de « Swim »

Dj Cam, fan de jazz et de hip-hop vit aujourd’hui à Los Angeles, rêve toujours sous le soleil de Venice Beach de réaliser la BO de ses rêves. Il n’oublie pas non plus sa légende personnelle de pionnier. Dans les années 90, il a été considéré comme le premier homme qui a réussi à faire pleurer les machines. Cette performance est toujours d’actualité.

Les liens

La page de la chronique "Encore un matin" sur Facebook

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.