En direct de Bourges.

Six jours de musique live et plus de 200 artistes sont programmés cette année au Printemps de Bourges et France Inter est au cœur du festival depuis hier pour vous faire vivre les meilleurs moments de cette édition. Et Didier, vous en êtes témoin…

Oui et une fois n’est pas coutume cette année, le Printemps de Bourges c’était plutôt depuis son démarrage mercredi, l’été de Bourges. Un peu à l’image de cette programmation décomplexée, et solaire par certains aspects. La chanson française brille à nouveau et le succès critique et public des quatre mousquetaires Babx, Bertrand Belin, Albin de la Simone et la consécration impressionnante (enfin) d’Alex Beaupain redonne des couleurs au moral de bien des professionnels. Sans parler du groupe le plus attendu du festival qui se produira demain dans le cadre des inouïs, le dispositif de découvertes du Printemps de Bourges. Je veux parler du collectif Fauve qui suscite une passion et une attente que l’on n’avait plus vues depuis les débuts de Noir Désir.

Extrait de Fauve « Les nuits fauves »

On le voit bien, la musique vivante bouge et Bourges célèbre des esthétiques musicales qui sont en marge des circuits fléchés et qui pourtant attisent de plus en plus un public de curieux. Comme en témoigne le groupe Aufgang (terme générique qui en allemand signifie escalier) dont on pourra découvrir demain soir des extraits de son nouvel album cardiaque où les pianos exhibent leurs marteaux et scandent de curieuses martiales danses.

Extrait de « Kyrie »

Aufgang, c’est le fruit de la rencontre de trois musiciens d’exception. Aymeric Westrich batteur entre autres pour Cassius, Rami Khalifé et le concertiste Francesco Tristano tous deux pianistes et anciens camarades de la prestigieuse Juilliard School de New York. C’est l’histoire de trois musiciens, passionnés par la house music et qui n’ont plus rien à prouver dans leur parcours solo. Ensemble ils tentent le jeu de l’extrême dans cette formation. Et ils provoquent un défi dangereux. A l’inverse des producteurs électroniques qui cherchent à retrouver un effet vivant, organique et humain, ils jouent les instrumentistes qui essayent de jouer comme des machines, en gardant leur cœur d’homme.

Extrait de « Balkanik »

Une feuille, un dragon et une étoile, trois symboles pour ces trois musiciens postés en triangle qui se perdent volontairement dans le monde de la trans, du bruit en marche, du vacarme qui traque l’harmonie. Ce sont des musiciens qui cherchent, inventent et courent parfois après leur musique qui ne touche aucune limite.

Extrait de « Diego Maradona »

« Au cœur de notre musique, il y a un péplum » c’est ce que dit le batteur, Aymeric Westrich dans le magazine Tsugi . Deux pianistes qui rendent aussi marteaux que leur instrument. Un batteur arbitre. Une formule magique qui montre que l’on peut revendiquer un esprit en escalier tout en lâchant prise.

Samedi, en direct de Bourges, un « Pont des artistes » de 20H à 22H avec des extraits des concerts de la relève québécoise féminine : Marie-Pierre Arthur, Ariane Moffatt et Salomé Leclerc et dès 21 H 30 la diffusion en direct du concert de Aufgang.

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