Jean-Louis Murat
Jean-Louis Murat © Radio France

Extrait de « Robinson »

Cette semaine Jean Louis Murat publie son nouvel album qu’il a intitulé « Toboggan ». Dix nouvelles chansons qu’il a enregistrées seul, chez lui au plus près des bruits et des éléments de cette campagne auvergnate qu’il aime tant.

Plus le temps passe, plus le troubadour Murat laisse parler et chanter le paysan qui vit en lui et regarde un peu blessé cette belle culture agricole qui disparaît. Murat, artisan musicien s’est cette fois imposé le silence de la solitude pour enregistrer ses nouvelles chansons, toutes nées d’une guitare dont il a fait parler le nylon de ses six cordes jusqu’à l’épuisement. Et puis Murat s’est mis à chanter comme d’habitude. Et c’est à nouveau le miracle.

Extrait de « Belle »

Les chiens qui aboient, le bois qu’il faut rentrer au sec, le vent qui souffle et s’engouffre sous la porte et Jean-Louis Murat qui enregistre pour la première fois depuis longtemps des maquettes alors qu’on ne lui a rien demandé. C’est Murat qui aime se mettre lui-même une forme de pression, qui trouve toujours le plaisir dans la contrainte et qui ne rechigne pas à l’idée de la valeur travail. Et qui accepte pour la première fois de se livrer à une sorte de dialogue entre sa part intime, celle de Jean-Louis Bergeaud, et son double de création, Jean-Louis Murat plus querelleur et intranquille.

Extrait de « Amour n’est pas querelle »

L’album est né sous l’influence consciente de Robert Wyatt, conseiller avisé pour pousser au dégraissage, à l’ascétisme -pas de guitare électrique, ni de basse, ni de batterie- et laisser ainsi chanter la voix mouillée du chanteur qui souvent se double, s’harmonise elle-même en toute liberté pour occuper tout l’espace.

Extrait de « Le chat noir »

L’album s’intitule « Toboggan ». Murat inquiet regarde son monde glisser, balloter, tanguer. Comme si cette fois bienveillant, il nous conseillait de nous mettre à l’abri de la chute finale en reprenant corps au rythme des saisons. Un album comme une offrande à nous qui sommes privés de profiter comme il se doit des quatre saisons.

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