Voici le premier mini-album du groupe Zoufris Maracas dont l’un des titres passe régulièrement sur l’antenne de France Inter.

Extrait de « Et ta mère »

La chanson possède décidément de belles vertus. On peut tout dire même le plus dur, le plus cruel avec un air de ne pas y toucher, un air léger comme une brise de mer. C’est l’un des talents singulier de ce tandem composé de Vincent Sanchez dit Vin’s et de Vincent Allard surnommé Micho. Deux garçons sûrement prédestinés à ce destin singulier de chansonniers à l’ancienne puisque ces deux garnements sont originaires de la ville de Sète, berceau de naissance de Georges Brassens. C’est autour d’un flipper que les deux musiciens se rencontrent mais c’est en rêvant sur les énormes ventres ouverts des bateaux arrimés dans le port de Sète qu’une amitié va naître. Partir, prendre le large, faire du voyage une vie de déracinement joyeux. Burkina Fasso, Mali, Mexique, l’Afrique ou l’Amérique du sud. Si possible le soleil tout le temps, celui qui donne la même couleur aux gens et qui brille sur la nonchalance de refrains qui bientôt vont se retrouver sur la ligne 2 et 13 du métro parisien.

Extrait de « Koutemoue »

C’est l’hiver à Paris et dans les cœurs. Les Zoufris Maracas font bronzer les usagers du métro avec leurs refrains ensoleillés pour essayer de leur redonner le sourire. Eux, le sourire, ils le gardent en toutes circonstances même lorsqu’ils doivent subir les amendes successives de la RATP parce qu’ils n’ont pas reçu l’accréditation pour devenir artistes officiels du métro. Ces deux musiciens aiment dire et chanter qu’ils sont des exilés volontaires partout où ils passent. Réveillant le droit à la paresse d’un certain Pierre Vassiliu ou d’un Salvador altermondialiste, ils donnent une conscience particulière de la valeur travail loin de celle des programmes présidentiels de 2007.

Extrait de « J’aime pas travailler »

Les Zoufris Maracas eux ont décidé de sublimer le réel et le quotidien par la chanson française dans un cocktail de rythmes zouk, afro brésilien, reggae ou manouche. Des gens du voyage en musique, qui savent le prix de la vie pour l’avoir côtoyé dans sa plus dure réalité à l’école du sahel. L’école de la vie. L’école de la rue. La chanson française a toujours aimé cette tradition des groupes qui peuvent dire « la rue est à nous ».

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