Une 36ème édition qui mise sur un renouvellement de ses têtes d’affiches. Avec toujours, un grand nombre de découvertes présentes dans le dispositif « Réseau Printemps ».

Un réseau printemps qui fête ses 27 ans cette année et qui mérite largement un coup de projecteur tant il est synonyme de renouveau des élites du spectacle vivant. C’est aussi pour moi une façon de rendre au Printemps ce qui lui appartient puisqu’il irrigue bien souvent cette chronique matinale. Les éditions précédentes voyaient par exemple Ben Mazué, Cabadzi, L, François and the Atlas Mountain profiter de ce tremplin. Cette année, nous avons déjà repéré Christine and the Queens chroniqué la semaine dernière, ou encore cette nouvelle sensation venue du Québec. Le groupe Monogrenade qui se produisait hier à Bourges et qui a tout pour incarner la relève du rock francophone.

Extrait de « La Marge »

Emmené par Jean-Michel Pigeon, chanteur, auteur compositeur, le groupe Monogrenade publie cette semaine un disque saisissant, imprégné de l’ambiance de plénitude qui a inondé les séances d’enregistrement du disque, isolé dans un chalet perdu au milieu des Laurentides. Arrangements qui semblent conçus en haute altitude, aux confins des nuages, Monogrenade cherche l’immensité de l’infini. Il y a cette froideur des arrangements électroniques qui se fond avec la saveur boisée des violons et violoncelles, de ses pianos cristallins sous influence Satie qui froissent la texture atmosphérique de ces chansons à la douce luminescence.

Extrait de « Ce soir »

De la glace au feu, de l’épiderme à l’acier, les plages alcalines de Monogrenade sont l’exacte fusion entre des solutions contraires structurées par l’apesanteur de la voix d’un chanteur habité par ses mots dont l’impressionnisme colore les harmonies aux vertus ondulatoires.

Extrait de « De toute façon »

L’album s’intitule « Tantale ». Et c’est loin d’être un supplice. Plutôt une addiction.

Une anecdote pour finir… Savez vous quel est l’artiste qui a été programmé lors de la première édition du Printemps de Bourges en 1977 et qui cinq jours avant le début du festival annule prétextant d’un rendez vous chez le dentiste ?

« Douce France » par Charles Trenet

C’est Charles Trenet qui sera rattrapé au dernier moment par Daniel Colling, le patron du Printemps de Bourges, qui se demandait alors « qu’est ce que je vais bien faire dans ce repère de gauchistes ? Il n’était pas monté sur scène deux ans après avoir fait ses adieux à l’Olympia.

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