On poursuit la sélection, cette semaine, des meilleurs disques qui ont fait l’objet de la part de nos auditeurs de réactions enthousiastes. Ce matin c’est au tour de Mirel Wagner jeune compositrice de 23 ans, finlandaise d’origine Ethiopienne.

Le premier album de Mirel Wagner a suscité des réactions incroyables. Je vous cite chers auditeurs : « magnifique – dans le top 3 de l’année – superbe découverte – bienfait du métissage – voix d’ange – sublime – je suis tombé amoureux ce matin. »

Extrait de « the well »

Mirel Wagner a commencé la musique à l’âge de 7 ans par le difficile apprentissage du violon. Puis six ans plus tard elle se réalise sous la connexion mystique qu’elle entretient avec la guitare. Emotion brute, sans fard ni lumière, Mirel Wagner nous offre un premier album sans concession. Avec ses neuf chansons frontales, voix devant, excessivement devant, elle souffle à votre oreille son ivresse de la mélancolie.

Extrait de « To the bone »

To the bone c’est le titre qui ouvre ce premier album de Mirel Wagner. D’emblée, c’est cette voix troublante et juvénile qui marque. Avec beaucoup de cette naïveté qui tranche avec ses complaintes hantées par la douleur et le temps assassin. Mirel Wagner s’identifie au blues des pionniers. Celui par exemple de Mississipi John Hurt, qui entra dans l’histoire de cette musique par sa voix douce et son jeu guitaristique où le pincement des cordes à trois doigts fit école. Mirel Wagner semble s’en être inspiré.

Extrait de « The road »

Il y a de l’Afrique partout dans sa musique, mais il y a aussi beaucoup du climat de la Finlande dans l’âme de ses chansons. Cette absence de lumière, qui selon elle vous agrippe, vous épuise l’énergie et pousse à toujours être dans la mélancolie.

Extrait de « Red »

Mirel Wagner sera notamment en concert le 27 février à la Flèche d’or à Paris et le mercredi 21 mars 2012, à 20h30 à Lorient dans le cadre du festival « Les femmes s’en mêlent ».

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