Ce matin, vous nous présentez un groupe américain, originaire de New York et plus précisément du quartier de Brooklyn. Le groupe c’est « My Best fiend ». Un nom choisi que l’on pourrait traduire par « mon meilleur démon ».

Et pourtant, lorsqu’on regarde la pochette de ce deuxième album du groupe « My best fiend », on ne voit qu’une représentation d’une trouée de nuages solarisé par une lumière aveuglante. Un ciel de Michel-Ange, un ciel de voûte qui pourrait être celui d’une chapelle abandonnée. On cherche le démon et on trouve plutôt un voyage musical entre expérience psychédélique et post rock furieusement bruyant.

Extrait de « Cracking eggs »

C’est en regardant un documentaire sur les relations conflictuelles et souvent hystériques entre l’acteur Klaus Kinski et son réalisateur fétiche Werner Herzog, que le groupe a choisi son nom et une part de son identité artistique. C’est l’idée de la tension, du frottement excessif et permanent mais qui aboutit cependant à la création d’une œuvre qui a séduit les cinq musiciens du groupe. Si la paix règne effectivement au sein du combo, c’est en revanche dans l’alchimie de la composition que l’on trouve la friction. La recherche du point de rupture est présente partout dans chaque morceau qui balance tout entre la jouissance d’atteindre le mur du son et le plaisir de plonger dans des ambiances éthérées et planantes.

Extrait de « ODVIP »

L’inspiration des textes est en symbiose avec la musique. On sent l’idée de conflit intérieur qui parcourt les chansons. Il y est question de libre arbitre, des relations que l’homme peut entretenir avec le cosmos, mais aussi plus précisément avec la foi et la culpabilité. A la grande surprise d’ailleurs de son leader Frederick Coldwell qui a découvert, une fois l’enregistrement terminé, l’empreinte de ses références religieuses.

Extrait de « Jesus Christ »

L’album est composé de neuf chansons panoramiques conçues avec un objectif grand angle. Où l’on retrouve aussi la bagarre entre le fantôme de Syd Barett et la mémoire de Neil Young. Le principe de Goethe : « méfiez vous des démons que vous fuyez ils sont peut être le meilleur de vous même » est donc ici toujours pertinent.

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