Hommage à Georges Brassens disparu le 30 octobre 1981. Aujourd’hui c’est Brassens pour les grands avec la sortie de l’intégrale intitulée de l’une de ses chansons : « le temps ne fait rien à l’affaire ».

Extrait « le temps ne fait rien à l’affaire »

Une chanson qui est présente dans le 8ème album studio de Georges Brassens et dont on apprend dans le livret de l’intégrale qui sort cette semaine, qu’il fut fraîchement accueilli à sa sortie notamment par le toujours très éclairé Philippe Bouvard déplorant je cite : « que le décor favori du compositeur des bancs publics soit un fatras de corbillards et de cimetières ». Considérant qu’une mauvaise critique de Bouvard est suffisante pour passer à la postérité, il n’en n’est pas moins vrai que Brassens a mangé de la vache enragée avant de connaître les trompettes de la renommée. Et lorsque viendra le temps de la reconnaissance, il n’aura de cesse de rendre hommage à ses aînés. Notamment à Charles Trenet qui fut son idole.

Extrait de « Boum »

Pas toujours facile pour Brassens, comme on peut l’entendre ici, de mettre du swing là où il ne le peut pas forcément. Pourtant Brassens est fasciné depuis toujours par la chanson rythmique et l’apport du jazz dans nos mélodies typiquement françaises. A 15 ans, il sent confusément qu’il se passe quelque chose dans la chanson. Il comprend avant bien d’autres, cette révolution douce que Mireille va incarner auprès de Jean Nohain ou avec Jean Sablon. Comme dans ce standard de 1936 repris par Brassens au printemps 1980, pour l’enregistrement d’un double album oublié, dont les bénéfices iront à l’association « Perce neige » de son ami Lino Ventura.

Extrait de « Puisque vous partez en voyage »

Un an avant sa mort donc Brassens revient sur les traces de sa jeunesse tout en peaufinant ses nouvelles chansons qu’il n’aura pas le temps d’enregistrer et qu’il laissera en héritage à son ami Jean Bertola. Qui sait s’il aurait aimé également nous faire partager une de ces curieuses bizarreries qu’il avait enregistrées à l’occasion d’une émission de radio.

Extrait de « L’enterrement de Verlaine »

Texte de Paul Fort sur la musique de la marche nuptiale. Des pépites comme celle-ci il y en a beaucoup dans ce magnifique coffret de 19 disques, accompagné d’un très beau livret. Une façon de combler le manque ou de rendre encore plus terrible l’absence d’un tel personnage dans notre vie d’aujourd’hui. Alors Patrick pour une fois je laisse la conclusion à un autre géant de la chanson.

Archive Jacques Brel.

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