Auteur compositeur anglais, originaire de Brighton, Fink revient avec un projet live ambitieux. Ce tout dernier album, signé sur le mythique label Ninja Tune, s'intitule "Fink Meets The Royal Concertgebouw Orchestra."

Extrait de "The unanswered question"

Qui aurait pu croire que Fink, qui a démarré sa carrière comme DJ, puisse être un jour l’artisan d’une rencontre du troisième type? Fin Greenall, alias Fink se pose là, comme un artiste qui a déjà éprouvé bien des styles : l’électro, le blues et même la soul et qui cette fois rencontre l’orchestre royal du concertgebouw à Amsterdam, pour une aventure artistique dont rêve bizarrement tout artiste pop. Etre soulevé par l’intensité et la folie des grandeurs symphonique...

Extrait de "Berlin sunrise"

Fink dit avec ses mots ce que bien d’autres artistes pop ont ressenti à l’idée de confronter leur culture à celle de la musique symphonique. Il le décrit ainsi : "Imaginez que vous êtes assis dans votre voiture, vous appuyez sur l’accélérateur, et à la place des habituels ronronnements et vrombissements de votre Toyota vieille de 10 ans, vous entendez le grondement d’un moteur de Boeing".

Extrait de "Yesterday was hard on all of us"

Les arrangements et la direction musicale ont été assurés par Jules Buckley qui a déjà œuvré auprès de Cinematic Orchestra ou de Arctic Monkeys. Dans une complicité qui semble véritablement gémellaire, les deux artistes ont sciemment quitté le monde. Ils ont cherché à être au plus près d’une vérité émotionnelle intérieure. Ils se sont autorisé l’audace, une forme d’insouciance en réinterprétant même un extrait de l’opéra "King Arthur" de Henry Purcell.

Extrait de "What power art you"

Paradoxe jouissif d’une telle expérience artistique et sonore, on a l’étrange sensation qu’en choisissant d’être habillé ainsi par 80 musiciens classiques, Fink a choisi de s’offrir dans une forme de nudité extrême. Celle d’un homme qui assume à ciel ouvert sa complexité émotionnelle.

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