Extrait de « Volver » par Carlos GardelDeux légendes de la musique mondiale nées à cent mètres l’une de l’autre. L’une dans la rue du canon d’Arcole et l’autre sur le boulevard d’Arcole. Claude Nougaro, la voix royale et Carlos Gardel, la voix du tango prouvent ainsi le lien indéfectible de Toulouse avec la voix et le chant. Et puisque nous sommes en direct de Toulouse ce matin, comment passer sous silence cette réalité. Si l’on a toujours et beaucoup chanté les villes du monde entier, aucune ne possède SA chanson comme Toulouse.Extrait « Toulouse » de Claude NougaroAprès une première version, conçue comme un règlement de compte à sa propre enfance faite de coups de poings et de castagnes qui forgèrent la cuirasse du boxeur lexical devenu le taureau ailé de la chanson française. L’homme aux semelles de swing après quelques tentatives a réussi à écrire que sa plus belle histoire d’amour, c’était finalement et exclusivement Toulouse. Difficile de s’extraire de cette grandissime chanson pour évoquer autrement la plus accueillante terre d’origine ou d’asile des chanteurs et chanteuses de France. Commençons donc par les maîtres de la rime, de la langue d’oc ravivée, avec à leur tête un ingénieur en folklore, un restaurateur de Carnavals, un épicurien de la joute socratique. Claude Sicre, autoproclamé dans le journal La Dépêche « hippie des villes » qui avec ses Fabulous Troubadours a chanté la condition de toulousain.Extrait de « Toulousain » par Les Fabulous TrobadoursMais Toulouse grande et belle ne peut se résumer à la couleur de ses briques. Toulouse a aussi connu la souffrance au bout de ses trottoirs éventrés par une explosion chimique. Une usine qui explose et c’est la ville qui gronde. La chanteuse Juliette, toulousaine d’adoption en fera une chanson glaçante…Extrait de « Il s’est passé quelque chose »Mais le soleil donne et Toulouse refleurit toujours grâce en partie à la vitalité de ses quartiers, de ses fables, et de son accent. Mouss et Akim cornaqués par Nougaro en savent quelque chose…Extrait de « bottes de banlieues » par Mouss et HakimLe carillon de Saint-Sernin sonne et c’est parti pour le grand blues. Le TFC gagne et c’est parti pour la joie. Et il paraît que lorsqu’un commandant de bord commente sa descente d’avion sur Toulouse par temps couvert, il arrive qu’il s’excuse auprès des passagers de l’avion d’un « désolé pour la pincée de tuiles ». Et là, forcément, on pleure.

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