Poursuivons l’hommage à Georges Brassens disparu le 30 octobre 1981 , il y a 30 ans. Après donc les inédits hier, voici venir le Brassens pour les enfants. Un livre CD qui réunit toute la scène alternative de la chanson française d’aujourd’hui.

Extrait de « Les sabots d’Hélène » par les Ogres de Barback

En 1970 sort chez Philips un album intitulé « Georges Brassens chante pour les enfants ». Compilation de chansons créées à des époques diverses et qui pouvaient être perçues par les plus petits comme de vrais bijoux. La qualité des bonnes et grandes chansons pour les petits est souvent de ne pas avoir été pensées comme telles. C’est bien le cas de « Maman Papa » crée en 1952, considérée comme l’une de ses premières compositions que Brassens chantait en duo avec Patachou, qui lui avait, rappelons le, ouvert les portes de son cabaret et contribué à mettre tout Paris à ses pieds.

Extrait de « Maman, papa » par Aldebert et Agnès Bihl

Dans cette chanson qu’il avait composée lorsqu’il était au camp de Basdorf enrôlé par le STO en 1943, on sent tout l’amour et les tendres regrets d’un Brassens qui ne fut jamais révolté contre l’ordre familial, mais qui en vivant une adolescence non conformiste et quelque peu agitée avait blessé et surtout inquiété ses parents pourtant souvent plein de compassion. Nul ne sait s’ils furent touchés de constater que leur fils, supposé ours mal léché, avait la capacité d’être aussi affectueux et courtois en chansons.

Extrait « Le parapluie » par les Weepers Circus

Mais au fait quel était le lien de Brassens aux enfants lui qui disait : « Des enfants? Je veux bien en commencer des centaines mais je ne tiens pas à en terminer aucun ». Sa compagne Puppchen ne pouvait pas avoir d’enfants. Peu de ses chansons ont l’enfance pour thème central mais parfois il semblait tout à son aise pour évoquer dans une chanson en forme de fable, les références à la comtesse de Ségur ou aux contes de Perrault comme dans la chasse aux papillons.

Extrait de « La chasse aux papillons » par Agnès Bihl

11 chansons de Brassens et un livre avec des illustrations de Rémi Cierco. Une autre façon de faire grandir ses enfants en bonne compagnie. Et méditer sur ces propos de l’oncle Georges : « Il est plus facile de faire des enfants que des chansons. Les élever, c’est une autre histoire. Mais élever des chansons c’est aussi très exigeant ».

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