Ce matin, toujours dans le cadre de ce best of de « Encore un matin » vous nous reparlez du premier album de Ben Mazué qui reste pour vous l’une des révélations françaises de cette année.

Et même si les radios et la télévision n’ont pas encore suivi, je ne me déjugerai pas en vous confirmant ce que j’avais effectivement dit au mois d’octobre dernier. Ben Mazué a publié un premier disque à la fois rassembleur et audacieux. Et dès le premier titre, le ton est donné en forme de confession autobiographique sur la difficulté d’écrire.

Extrait de « Case départ »

Ben Mazué, 30 ans, nous raconte dans sa chanson qu’il a fallu qu’il choisisse entre une vie bien tracée de jeune médecin à l’avenir certainement brillant et le démon de l’intranquillité qui sommeillait en lui qui s’appelle simplement l’écriture. Ben Mazué a grandi dans le sillage de ses parents qui ont parcouru le globe. Etrangement ce nomadisme lui a pesé même s’il influence aujourd’hui ses musiques comme dans ce duo délicat avec Pauline Croze.

Extrait de « C’est léger »

Alors il compose des chansons qui lui offrent de faire des pirouettes perpétuelles non pas sur la tête mais avec la voix, entre hip hop, soul et chanson française.

Extrait de « la valse »

Il signe aussi l’un des inventaires les plus réjouissants sur ses amours adolescentes pour le rap U.S. Chronique d’un jeune poil de carotte, rouquin aux yeux bleus, qui sourit de sa difficulté à incarner un rappeur « made in France ».

Extrait de « Confessions d’un rap addict »

La devise de Ben Mazué : « transformer des mots en larmes, des phrases en armes ». A l’heure où produire et acheter français devient l’enjeu de la course à la présidence, on peut commencer par obtempérer avec Ben Mazué.

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