Ce matin, vous allez à la découverte du troisième album de Chaz Bundick, plus connu sous son nom d’artiste étrange, « Toro y Moi ». Originaire de Caroline du Sud, ce compositeur qui est aussi producteur et remixeur, est à la recherche d’une troisième voie entre musique de danse et pop plus alternative.

toro y moi
toro y moi © Radio France

Extrait de « Harm in change »

Il y a quelques années, on disait de Toro y Moi qu’il avait contribué à inventer la chillwave. Comprenez une musique d’aire de repos après une nuit de clubbing acharnée où celui qui a levé les bras toute une nuit aspire enfin au calme sur des tempos éthérés et quelque peu psychédéliques. Désormais Toro y Moi cherche tout simplement à redéfinir les contours d’une pop admissible pour les pistes de danse. Cahier des charges de la musique de Toro y moi : pouvoir être repérée à bas volume, et supporter d’être écoutée très très fort dans une fête. C’est à la fois le fond sonore idéal d’un bar de bord de plage qui nous incite tout de suite à demander au serveur qu’il monte le son. Et c’est aussi le disque d’un producteur qui s’est contraint à composer son disque au casque. Ceci explique cela.

Extrait de « So many details »

Toro y moi a enregistré ici son disque le plus romantique. C’est l’amoureux qui compose et qui aujourd’hui assume davantage son chant. Il y a beaucoup de Californie dans son inspiration. Cette Californie francophile qui s’intéresse autant à Daft Punk qu’à Serge Gainsbourg dont l’inspiration transparait de manière inconsciente dans le groove de quelques morceaux, dont celui-ci.

Extrait de « Studies »

Né d’une mère Philippine qui apprécie Sébastien Tellier et d’un père afro-américain nourri aux sons de Devo et Sonic Youth, Toro y Moi a fait des études de graphisme avant de se diriger naturellement vers la musique, en dessinant les pochettes de disques de ses copains de fac. Son environnement familial très cultivé musicalement a été sans nul doute un atout pour se plonger dans une musique à la croisée des styles.

Extrait de « Rose quartz »

L’album s’intitule « Anything in return ». C’est un disque à la séduction hâbleuse qui pousse à la rêverie et qui devrait s’imposer comme l’un des plus beaux soleils d’hiver.

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