Ce matin, vous nous présentez le nouvel album de la chanteuse de jazz Kellylee Evans. Originaire de Toronto, cette interprète n’a de cesse de casser les codes du jazz vocal. Après un disque hommage à Nina Simone en 2011, elle est de retour avec des chansons originales et des reprises qui constituent sa bande-son idéale. Voici le jazz d’aujourd’hui. Il est incarné par cette magnifique femme fleur, capable de croiser la poésie du réel du rap d’aujourd’hui, avec le désir infini d’un musicien comme Eric Legnini, avide comme on le sait depuis longtemps de confronter son jazz à l’aventure de la modernité. Cela donne en ouverture de ce disque une composition du pianiste sur les mots de la chanteuse inspirée par deux titres du rappeur Eminem « My name is » et « Stan », concentré d’un instantané amoureux saisissant.Extrait de « My name is » Le sulfureux Eminem, on le retrouve sur une reprise très personnelle de son « Lose yourself » où Kellylee Evans et ses musiciens exultent pour édifier un pont naturel entre le hip hop et le jazz.Extrait de « Lose yourself » Il y a quelque chose d’étonnant dans la vie de Kellylee Evans. Même si elle a grandi au milieu de ses idoles et de leurs chansons, dont au premier plan le roi de la pop Michael Jackson, elle n’imaginait certainement pas un jour vivre de sa passion. Elle se destine à des études de droit et de littérature anglaise et scelle son destin par hasard. Le jour où elle se retrouve perdue dans un ascenseur du campus universitaire et où elle découvre au huitième étage de la tour A le mystérieux département musique. C’est son instinct ce jour là qui lui dicte de tout arrêter pour tenter sa chance, qui va l’amener à se présenter à la prestigieuse Thelonious Monk jazz vocal competition à Washington. Bref, de la belle matière pour nourrir une biographie où les influences musicales jouent des coudes avec son talent.Extrait de « Ordinary people » Kellylee Evans n’a peur de rien et aime les défis. Dans ce nouveau disque, elle réussit une version très personnelle et méconnaissable de « Désolé » tube du groupe de rap français Sexion d’Assaut. Elle rend également irrésistible, hypnotique et un tant soit peu africaine la chanson du « Jacques Brel de l’acid house ». Je veux parler de Stromae et de son désormais légendaire « Alors on danse ».Extrait de « And so we dance » Le quatrième album de Kellylee Evans sonne comme une synthèse de tout son travail depuis qu’elle a cessé de ne chanter que sous sa douche. Un lien indéfectible entre sa mémoire pleine de souvenirs et son avenir qui lui promet toujours de nouvelles rencontres.

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