Ce matin, vous nous présentez le nouvel album de l’auteur-compositeur-interprète américain Andrew Bird. Le onzième de sa carrière, débutée en 1997 et qui s’intitule « Break it yourself ».

Il y a des disques qu’il faut aller chercher et qui se méritent. Celui-ci nécessite du temps afin que l’on s’y attarde et que l’on puisse se laisser emporter par la richesse de ses arrangements sédimentés sur une belle inspiration. Une œuvre pleine, foisonnante d’idées qui se détourne du plaisir de l’immédiateté. Il faut aimer Andrew Bird et son cheminement folk délicat et sa grande exigence musicale pour venir à bout de ses 14 nouvelles chansons pourtant impressionnantes.

Extrait de « Desperation breeds »

Depuis ses débuts, Andrew Bird a fait de son violon, du glockenspiel et de l’usage de l’oversampling pour jouer par-dessus ses propres boucles une belle identité sonore et une traversée musicale plutôt solitaire. Avec ce nouveau disque, l’homme orchestre à l’ombre de la quiétude estivale de sa ferme près de Chicago a retrouvé ses musiciens avec lesquels il a décidé de jouer et d’improviser pendant plus d’une semaine en laissant tourner les bandes en continu. Un album enregistré dans les conditions du live et qui s’autorise quelques surprises pour qui connaît Andrew Bird, notamment lorsqu’il déflore la virginité de ses racines country qui tutoient même le calypso.

Extrait de « Danse Carribe »

On reste très admiratif de la maîtrise de ce musicien capable certes de briser lui-même ses habitudes comme l’indique le titre de son album, mais on est encore plus heureux de retrouver cette fusion unique entre sa voix, d’une beauté pure, et le son de son violon qui bouleverse comme dans cette chanson de 8 minutes, placé en 13ème position sur le disque et qui semble se faire désirer.

Extrait de « Hole in the ocean floor »

Largement plus centré sur le violon, son instrument de prédilection, ce nouvel album d’Andrew Bird est aussi le témoin d’un artiste qui semble avoir trouvé la sérénité, celle d’un jeune père de famille qui siffle toujours dans ses disques mais cette fois avec le sourire.

Les liens

La page de la chronique "Encore un matin" sur Facebook

Les références

L'équipe

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.