Partons à la découverte d’un collectif français composé de trois musiciens réunis sous le nom de Roseaux et qui célèbrent à travers un album de reprises, des grandes chansons connues ou inconnues.

Au commencement de l’aventure, on trouve Emile Omar, un fou de musique, programmateur de radio et notamment du mythique grand mix de Radio Nova. Depuis son adolescence, c’est un amoureux à la recherche du Saint Graal que symbolise la quête de la chanson ultime. C’est donc en compagnie du violoncelliste Clément Petit et du multi- instrumentiste Alex Finkin, qu’il décide d’enregistrer un disque qui sonne comme un hommage à ces grandes chansons, parfois devenues des classiques, mais qui, quelques fois, n’ont pas eu le destin du tube imparable. Des chansons qui résument toutes à elles seules un moment de vie unique.

Extrait de « Strange things »

Sur ce morceau, comme sur la plupart des autres titres du disque, c’est le chanteur Aloe Blacc qui est venu poser sa voix, bien avant d’être reconnu en tant qu’artiste avec son tube planétaire « I need a dollar ». Reconnaissant même, que c’est cette aventure antérieure et parallèle qui lui a offert de prendre confiance en tant que chanteur alors qu’on rêvait encore pour lui d’une carrière de rappeur. Le disque de Roseaux ressemble bien à son initiateur Emile Omar. Une sorte de grand mix idéal composé de chansons, vraies madeleines de Proust qui viennent se confronter à d’autres perles réveillées et extirpées d’un grenier musical oublié.

Extrait de « Indifference »

C’est encore la voix d’Aloe Blacc qui vient ressusciter avec l’émotion à vif cette belle prière rock du groupe Pearl Jam. Les chansons viennent majoritairement tourner dans le système solaire de la galaxie des musiques noires. De la soul à la house music. Avec le dénuement, la recherche de l’épure en programme commun pour la réalisation artistique. A l’image de cette relecture d’une chanson de Patti Labelle des années 2000 mise en connexion avec sa source première. Avec la seule complicité d’un balafon et du violoncelle, le morceau opère dans une sorte de magie mouvante, le chemin à l’envers de l’Amérique vers l’Afrique.

Extrait de « More than material »

Roseaux plie mais ne rompt pas. Comme les reprises de ces chansons qui changent sans jamais être déracinées mais qui ne savaient sûrement pas qu’elles étaient si exilées.

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