Ce matin nous partons à la découverte du projet musical d’un musicien multi-instrumentiste originaire de Nantes. François Michel, devenu Framix. Il a commencé par explorer la musique jamaïcaine avant d’être fasciné par les sonorités des années 50 et 60. Son album sorti à la fin de l’année 2012, s’intitule « Stuck in a cruel world ».

Il aura fallu plus de deux années de recherches et d’interrogations pour que ce disque prenne corps. Framix, explorateur de son ne voulait pas pour autant actionner la machine à remonter le temps musical à l’aide des machines, sampleurs et autres échantillonneurs qui facilitent la tâche. Il cherchait à connecter avec l’essence de cette musique éclaireuse en jouant lui même avec des musiciens. Revenir à ce qui pour lui était l’enfance de l’art…

Extrait « A place to be »

Le décor est planté. Ce rêve d’Amérique au cœur des années 50 où il faut à nouveau pour le pays libérateur incarner le nouveau monde. Cette fois ce sera grâce au cinéma trop coloré pour être vrai, aux publicités qui promettent l’éden capitaliste, et surtout au rock des pionniers. C’est l’adolescence qui prend date et prend ses quartiers dans une culture naissante qui l’aidera à prendre le pouvoir. Framix est un musicien qui travaille sur les origines. Et qui nous rappelle combien la musique hawaïenne a influencé le rock et la country.

Extrait de « Uhu swing »

Souvenir d’Elvis bien sûr pliant sous le kitch de colliers à fleurs et ondulant sur des rythmes bleus comme le Pacifique, Framix joue à inventer un monde qui a déjà existé avec dit-il « du vieux matériel, mais des idées neuves ». Enfermé dans un studio qui fut un blockhaus occupé par les nazis, François Michel et son acolyte de son, Yann Jaffiol s’amusent à écrire un film sonore en utilisant de vieux micros, des amplis d’époque, cherchant à retrouver les premiers effets de réverbes comme d’autres cherche aujourd’hui à retrouver un grain d’image à l’opposé de la HD.

Extrait de « The big falls »

L’album baptisé « Stuck in a cruel world » signifie « coincé dans un monde cruel ». Petit effet miroir à notre génération fascinée par le mirage d’Internet. Les utopies sont certes nécessaires mais toujours porteuses de mensonges cruels.

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