Des champs de coton jusqu’au ghetto, le peuple noir a trouvé un exutoire dans la chanson. Les spirituals laissent place au Gospel qui se transforme en sermon pour devenir le Rap via la poésie du « Spoken Word ».

Avec le Black Power, « Je suis noir et j’en suis fière », l’afro-américain proclame sa liberté.

En 1970, Gil Scott Heron veut être la voix de ce nouveau noir, rebelle et fier, qui exige d’être entendu. Mais cette révolution n’a pas le droit de cité dans le JT.

Diffusion d'un extrait de "The Revolution will not be televised" de Gil Scott Heron

« La révolution ne sera pas diffusée, mes frères. La révolution sera en direct », et vue de Harlem où un autre courant de la musique noire prend ses quartiers au milieu des années 70. A Sugarhil

D’abord un genre festif, le rap devient un vecteur du commentaire sociétale, souvent virulent, au début des années 80.

« La plupart de mes héros n’apparaissent sur aucun timbre poste. Pour beaucoup, Elvis en est un. Mais ce raciste n’a jamais rien représenté pour moi » chante Chuck D du groupe Public Enemy.

En 2003, il prône l’amour aux côtés de Moby et proteste contre la guerre en Iraq.

Diffusion d'un extrait de "Make Love/Fuck War" deChuck D & Moby

Obama connaît ses classiques, Stevie Wonder, Al Green ou Aretha Franklin.

Pour la campagne 2012, il n’a pas de chanson officielle, mais il a reçu un soutien de taille.

Du couple royal du rap et RnB, Jay Z et Beyonce, presqu’aussi glamour que Barack et Michelle !

Ancien dealer, Jay Z est un des hommes les plus influents de l’industrie musicale, mais aussi de la société américaine tout court, d’où l’importance de sa position en faveur des droits des homosexuels et de l’éducation des défavorisés.

Il est devenu un symbole pour de jeunes noirs qui se disent « Yes I can » et rend hommage au rêve américain dans Made In America.

Diffusion d'un extrait de "Made in America" deJay Z et Kanye West feat. Frank Ocean

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