Avishai Cohen, contrebassiste virtuose de jazz et grand compositeur, comme en témoigne son nouvel album, Almah..

Ça pourrait être du Schubert vendanges tardives, c’est un contrebassiste de jazzisraélien qui fit ses classes à New York qui nous écrit ces belles pages.

En 89, la chute du mur de Berlin eut une conséquence inattendue sur la musique : les profs de piano russes essaimèrent dans tout le moyen orient. Beaucoup d’origine juive, s’installèrent en Israel, avec dans leurs bagages les quatre piliers de l’école pianistique russe :

1/les exercices techniques pour le poignet,

2/Bach pour l’indépendance des doigts,

3/les classiques de Vienne, Mozart, Beethoven et Haydn pour le jeu du bras, et enfin,

4/les Romantiques, Lizst, Chopin nécessitant le corps entier pour répondre aux nouvelles technologies du piano moderne qui venait d’être inventé, beaucoup plus sonore que le piano forte.

Ces quatre piliers, enseignés dès le plus jeune âge, vont former des virtuoses, de Rachmaninov aux pianistes d’Avishai Cohen, Shai Maestro puis Nitai Hershkowitz.

@ Song for my Brother

Avishai, élevé dans un kibboutz dans une famille de musiciens, étudie le piano, puis se met à la basse quand il découvre Jaco Pastorius. Il part conquérir New York après l’armée, ou après avoir exercé tous les métiers et joué dans la rue, il décroche un jour un coup de fil de Chick Corea. Le jeu latin qu’il a développé avec de nombreux groupes de Salsa New yorkais, se mélange aux rythmes composés balkaniques, et crée sa marque de fabrique : Il écrit une nouvelle page dans le grand livre du jazz, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Quand l’Orient rencontre l’Amérique du sud…

@ Arab Medley

Son dernier album marque son aboutissement en tant que compositeur.

Il décide d’écrire pour un quatuor à cordes ainsi qu’un Hautbois, formation d’ordinaire dévolue à la musique de chambre.Son quatuor est particulier : Un violoncelle, un violon et deux altos, au lieu de deux violons, privilégiant ainsi un registre plus grave, pour mieux entourer sa contrebasse.

Alors, jazz ou musique classique ?Et si la musique c’était comme les religions, une pyramide ?

Au niveau du sol, aux quatre coins, on est loin les uns les autres, mais plus on monte, et plus on se rapproche.

@ Kefel

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