Ce matin André Manoukian nous parle d’Etienne Daho et de son dernier album, Les chansons de l’innocence retrouvée :

@Les torrents défendus

Etienne Daho est un des plus grands producteurs français. Porté par un soin méticuleux du son, un amour à l’anglaise des textures sonores, une esthétique électro soul, pop éclectique tendance wharolienne, l’éternel ado au look de Lucky Luke dédie cette fois ses odes à une Odalisque aux disques mammaires somptueusement pointés vers le ciel. Si l’Eden est un thème récurrent chez Daho, il semble qu’il ait enfin reconnu son Eve. Elle passait par hasard, nous dit la légende, faisant des photos de charme en ce jardin. Et le voilà lui le gardien du bon gout, posant crânement avec sa moitié devant les portes du paradis, dérangeants innocents au regard vrillé dans nos troubles : Apparemment, ils n’ont pas encore commis la faute et n’ont donc pas honte d’être nus, enfin elle surtout…

Fils spirituel de Gainsbourg nourri à la cold wave britonne, ce chanteur timide est amoureux des voix de femme. S’il les sert de manière somptueuse, témoin, sa dernière égérie Lou Doillon qu’il révèle en Cat power à la française, ce sont elles, les femmes, qui en parlent le mieux. Aussi je leur cède la parole. « Depuis corps et armes, quelque chose a changé, il ne se cache plus derrière gimmicks et jeux de mots. » nous dit Laetizia de Bastia : « Quand un nouvel album de Daho sort, je suis sûre qu’il y aura toujours une ou deux chansons qu’il a écrite pour moi. J’ai l’impression qu’il fouille dans mes SMS tellement il me comprend. Il explore toutes les facettes du sentiment amoureux. Et comme moi, il a peur de passer à côté de son destin. »

@ Le baiser du destin

Une basse ostinato à la Massive Attack, des cordes omniprésentes et cinématiques aux mélismes arabisants, des guitare funky et des clavecins piano façon mission impossible entraînent le chant d’Etienne sur un mode d’Orient. La musique filmique donne une dimension épique à ces histoires de garçons et de filles qui passent à côté l’un de l’autre après s’être déchirés, histoires à la fois terriblement banales mais dont la récurrence jamais n’adoucit la souffrance. Alors quitte à se faire du mal, autant sortir les somptueux violons, quitte à se présenter devant le médecin de l’âme avec une bête histoire de cocu, autant être bien habillé. Puisque toute l’affaire est là, et que les vrais couples ne durent que le temps d’une photo, aux portes du jardin d’Eden…

@ Un bonheur dangereux

Pour aller + loin

> Les clips d'Etienne Daho

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Hors série les Inrocks2 : Etienne Daho

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Le site officiel d'Etienne Daho

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