Ce matin, un crooner américain Curtis Stigers qui nous offre les meilleurs standards dans son dernier album « Hooray for love ».

You make me feel so Young

« You make me feel so young », c’est ce que chantait Fred Astaire à Ginger Rogers dans le film ‘’Sur les ailes de la danse’’ en 1937.

Comment une chanson populaire se hisse-t-elle au rang de standard ?

Comment devient-elle un monument qu’on ne peut aborder qu’avec un gros courage ou une belle dose d’inconscience, pour passer derrière les Tony Benett et autres Franck Sinatra... Qu’est-ce-que Curtis Stigers amène à cette version ? L’épure, l’essence même de la ‘’crooner attitude’’, minimum d’efforts pour un maximum d’effets, une diction parfaite, une manière légèrement décalée de poser les mots sur la grille, un peu en arrière, une nonchalance empreinte de déférence, et enfin il a le bon goût d’être humble, en évitant les effets de style, sans tourner autour des notes, ni encore moins avoir la prétention d’enjoliver la mélodie.

Curtis Stigers nous offre ces chansons avec leur fraicheur originelle, quant à ceux qui les découvrent pour la première fois, je leur dis, prenez ça comme le cadeau de cette belle matinée ensoleillée, cadeau offert par la maison et notre maitre de cérémonie, notre MC Patrick Cohen..

The way you look tonight

A New York, au début du XXème siècle, sur la 28ème rue, entre la 5ème et la 6ème avenue, non loin des théâtres de Broadway, s’étaient regroupés tous les éditeurs de musique. En ce temps, les gens n’achetaient pas de disques mais des partitions. Les éditeurs installaient des pianistes en bas de leurs immeubles pour jouer et vendre leurs chansons aussi bien aux passants qu’aux producteurs des shows de Broadway. Tous ces pianos qui jouaient ensemble dans la rue, donnaient un son tel que l’on baptisa bientôt le quartier « Tin Pan Alley », l’allée des casseroles. Un de ces pianistes demanda un jour à l’éditeur qui l’employait la permission de jouer ses propres compositions. « Contente toi de faire ton job. Tu n’es pas près d’être un compositeur », lui dit-til. Quel manque de nez, le pianiste, n’était rien moins qu’un certain Georges Gerschwin..

Love is here to stay

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