Abyale au Café de la danse
Abyale au Café de la danse © Abyale

Aujourd’hui Abyale, une chanteuse franco-africaine qui a grandi entre l’Europe et les Etats-Unis et qui nous revient avec un nouvel album ‘’The promise’’.

Extrait d' "I believe in you"

Il existe un genre aux États-Unis qu’on appelle le Gospel mais qui pourtant n’a rien à voir avec les chansons que l’on chante dans les Églises. Ray Charles est sans doute responsable de ce glissement sémantique. En effet, dans ses années de jeunesse, lorsqu’il cherchait sa voie, las d’imiter Nat King Cole et sous l’impulsion des frères Ertegun du label Atlantic, il eut l’idée de reprendre un spiritual bien transe dans lequel, en remplaçant le mot Dieu par le mot Baby, il s’aperçut qu’il obtenait des chansons d’amour torrides.

Au grand dam de sa famille qui voyait naturellement un terrible Blasphème dans toute cette affaire, il devint le premier spiritual lover de toute une génération. Après lui, c’est toute la soul musique qui va participer à ce glissement de l’amour divin vers l’amour terrestre.

Extrait de "Children of a man"

Mais si l’on chante sur un sujet profane avec ferveur et sincérité, on participe à la divinisation du sujet, vérifiant l’adage Augustinien qui dit que quoi qu’on fasse, si on le fait avec amour, il n’y a pas de péché.

De l’amour, c’est sur qu’il y en a lorsqu’elle chante "I believe in love". Bien sûr le syndrome de femme fatale, Peggy Lee, ou Rita Hayworth jouant Gilda avec des avant-bras gantés par des mitaines de 2m suppliant qu’on les maltraite est le fantasme obligé de toute candidate aspirant à faire partie de la confrérie des Jessica Rabbit. Mais encore une fois, si c’est fait avec amour, il n’y a pas de malaise..

Extrait de Back to life

Descendons la route de la Soul : au nord le Gospel, au sud le Calypso. On y fait une petite halte et on prend une petite lichette de jazz Caraîbe. Ça lui va tellement bien, à la princesse Abyale, quoi de plus sensuel que ces harmonies en close voicing, en accords serrés, tendus vers une nonchalance feinte, un va-et-vient entre le contrôle et le lâcher-prise. Comme un muscle contracté doit savoir se relâcher pour mieux se tendre à nouveau vers l’objet de sa performance, la voix d’Abyale sait jouer du relâchement pour mieux tendre vers l’objet de son désir, qu’elle a, le temps d’une chanson, l’élégance de nous fait croire que c’est nous..

Extrait de "Do your thing"

A noter qu'Abyale sera le 16 mars en concert au café de la danse

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