Tiken Jah Fakoly
Tiken Jah Fakoly © corbis / Stephane Cardinale
**L’une des plus grandes stars du reggae africain, Tiken Jah Fakoly sort ces jours-ci son nouvel album : « Dernier appel ».** **Human Thing** Le coup sec de guitare qui découpe la mesure à contretemps, la basse hachée en syncope, les breaks de timbales, le rim shot de la caisse claire, pas de doute, c’est du reggae. Mais pas que : la kora, double harpe africaine, qui sautille et éclaire, les violons, nous font entendre une musique hybride, un reggae afro en somme. La musique a suivi les hommes. Partie d’Afrique, elle a essaimé sur tout le continent américain avant de rentrer au pays. Le reggae, né en Jamaique où la légende veut que les navires négriers y déposaient les esclaves les plus costauds et les plus récalcitrants, porte dans ses gênes la rebelle attitude. C’est cette musique que Tiken Jah a choisi pour se faire le porte-voix des Africains. **Dernier Appel** Enfant du Denguélé, région richement boisée du nord de la Côte d’Ivoire à quelques kilomètres de la Guinée Conakry, du Mali, du Burkina Faso et du Ghana, Tiken ne veut se résigner à voir se déchirer son continent qui a toutes les cartes en main pour réussir, démographie et richesses naturelles. Il passe par tous les états sur cet album enregistré entre Bamako et Paris, la révolte, la résignation, le constat désabusé, le rêve. Enfin, l’injonction. **Le prix du paradis** Quel est le rôle d’un chanteur si ce n’est d’être un porte-voix ? Le griot depuis la nuit des temps en Afrique, a une fonction sociale. Chargé de chanter les louanges des puissants, il est aussi celui qui colportait les nouvelles de village en village, et prenait parfois fait et cause pour de justes révoltes. L’ampleur de la tâche en Afrique est telle qu’il faut bien un commencement, et n’oublions pas que les révolutions réussies sont celles qui ont une chanson. Alors Tiken Jah, fais ton devoir, chante dans ton porte-voix… **Quand l’Afrique va se réveiller**
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