Otis Redding
Otis Redding © Wikimedia commons / Viniciusmc
**Bonjour André Manoukian, aujourd’hui 10 décembre, pour les 46 ans de la mort d’Otis Redding, vous nous parlez de cette réédition "the complete Stax volt singles collection" sortie le 22 juillet 2013…** **Extrait de "I’ve got dreams to remember"** Né à Macon, en Géorgie, en 1941, le jeune Otis Redding dut abandonner l’école très tôt pour subvenir aux besoins de sa famille. Son père pasteur étant malade et désormais incapable de travailler, le Healthcare d’Obama n’existant pas encore vraiment, le jeune Otis va faire tous les petits boulots, y compris batteur à l’église, pour nourrir sa famille. Et voilà qu’un jour, un DJ local, Hamp Swain, crée un concours de chant ‘’Teen Age Party’’. Ceux ci étaient courants à l’époque, surtout dans la communauté afro américaine, n’oublions pas les célèbres amateurs night de l’Appollo Theatre à Harlem, où furent révélés rien moins qu’Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Jackie Wilson, Stevie Wonder et James Brown.Comme quoi il n’y a pas que Didier Varrod qui fait des radio-crochets.. **Extrait de "(Sittin’ on) The dock of the bay"**
C’est en chantant une ballade qu’Otis parvient à séduire les producteurs de Radio. Il est le premier à lâcher cette plainte en fin de phrase, le premier à donner l’impression qu’il pleure sincèrement, sans le côté geignard, comme un homme, et le premier enfin à faire partir le tempo, pour finalement asséner le coup de grâce avec l’envoi de la cavalerie, du moins de la formidable sections de cuivres de la Stax.Otis avait deux modèles, pour les morceaux rapides, Little Richard, le premier rocker black foutraque qui inspirera Prince et qui venait aussi de Macon, et Sam Cook pour les ballades. Son génie aura été de mélanger ces deux tendances... **Extrait de "Try a little tenderness"** Il n’aura eu que 5 ans pour s’exprimer et marquer à jamais la Soul de son empreinte. Deux studios, deux labels, vont écrire pratiquement toute la soul américaine : Au nord, à Detroit, La Motown, dirigée par Berry Gordy, au sud, à Memphis, la Stax. Les 2 avaient en commun d’avoir un groupe de musiciens "maison" qui assurant toutes les séances, développèrent un son qu’ils mirent au service des artistes pour lesquels ils jouaient. Dans le groupe maison de la Stax, il y avait le célèbre Booker T, du groupe Booker T and the MG’s, et Steve Cropper, guitariste blanc de country. Ce qui fait le succès d’Otis, c’est qu’il va mettre toute la ferveur que les chanteurs afro-américains développent dans les Gospels, au service de chansons d’amour. Aussi quand il chante à sa chérie qui veut le quitter, "il y a trop longtemps que je t’aime pour arrêter maintenant", il y a plus de spiritualité dans cette supplique que dans bien des cantiques bibliques. **Extrait de "I’ve been loving you too long"** ## Les liens [Un site consacré à Otis Redding](http://www.otisredding.com/)
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