James Vincent Mc Morrow
James Vincent Mc Morrow © © JEAN CHRISTOPHE BOTT/epa/Corbis

Bonjour André, aujourd’hui un chanteur irlandais à la voix d’ange, éclatant les frontières de la folk, James Vincent Macmorrow et son album ‘’Post tropical’’

Extrait de "Cavalier"

S’il est un endroit où les hommes ont la peau dure, c’est bien en Irlande.

James Vincent Macmorrow était un batteur post-hardcore, autant dire qu’il sonnait la charge dans une meute assoiffée d’en découdre dont la violence sonore était le seul moyen d’expression.

Et puis un jour il découvre la voix de Donnie Hattaway. Elle est le charme qui va l’influencer à vie, l’humaniser, le civiliser, pacifier ses monstres, tel Orphée qui amollit les pierres, ravit les bêtes féroces, fait taire les cascades, et apporte à toute la nature la bénédiction surnaturelle de l’Art. Extrait de "The Lakes" James Vincent Mcmorrow découvre la puissance de sa voix et tombe du côté féminin de sa force. Subjugué par Donnie Hattaway, il découvre qu’on peut être asservi par la puissance d’un chant. Il apprend comment pénétrer les âmes et s’en emparer, comment ravir un homme à lui-même, et n’en faire qu’une corde vibrante, un tuyau sonore. Autant dire qu’il joue du charme de la musique, dont Platon se méfiait.Il s’isole dans la chambre d’une maison face à la mer, et toutes les nuits jusqu’au petit matin, enregistre seul en jouant tous les instruments son premier album, qu’il appellera "Early in the morning".

Extrait de "Red Dust"

james vincent mcmorrow
james vincent mcmorrow © Radio France
La voix de James Vincent Macmorrow est une voix de Falsetto. C’est le terme que l’on emploie pour désigner un homme qui chante avec une voix de femme et pourtant jamais voix ne fut plus mal nommée, tant elle est splendidement affirmée. Car dans sa voix, le trouble androgyne est évacué, tant elle est solaire, dénuée de toute fausse pudeur, créant des chœurs splendides et irréels. Son écriture est une affaire de frontières. Pour cet album, il s’isole dans une ferme près du Mexique. Il semble qu’il doive géographiquement s’installer au bout d’une terre pour accomplir sa mission et repousser les limites du son, de sa voix. Les orchestrations épiques de fanfare synthétique (merci Woodkid qui a décomplexé toute une génération de symphonistes Casio) servent une armée mexicaine de clones angéliques dont on se fout du sexe, et par les temps qui courent, ça fait plutôt du bien.. **Extrait de "Gold"** ## Les liens [Le site de James Vincent Mc Morrow](http://jamesvmcmorrow.com/)
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