metronomy
metronomy © Radio France
Le tempo est à l’honneur sur France Inter ce matin, puisque vous nous parlez de Metronomy, ce groupe anglais que la France adore et qui sort aujourd’hui son nouvel album : « Love Letters ». **Extrait d"I'm Aquarius"**
Metronomy
Metronomy © Radio France / Gregoire Alexandre
Un synthé vintage minimaliste qui sous tend en contrepoint un riff vocal, "chou dou dou ahh", et la planerie s’installe. Comme un maitre de Jujitsu, art martial du maximum d’effets pour un minimum d’effort, Joseph Mount, le chanteur tête-pensante de Metronomy distille une poétique Haiku-tronique autour d’une boite à rythmes italienne Ekko dont le fabricant ne pensait pas dans les années 70 qu’elle serait un jour la pièce maîtresse d’un groupe de mutants du 21ème siècle. Le chanteur, à la voix d’adolescent tordue dans les aiguës, entre un Bowie des débuts et un David Byrne aux accents de Lennon, semble avoir analysé les formants des fréquences vocales des chanteurs majeurs de la pop de la fin du siècle précédent. Tel un bionique vocaliseur portant un regard étonné sur sa performance, il joue avec les fantasmes 80 jusqu’à nous rendre acceptables les boursouflures synthétiques de cette funeste époque musicale. **"The Most Immaculate Haircut"** La trame harmonique est simple et répétitive. Quand il y a un pont, les accords qui ouvrent sont des triads, des accords à 3 sons, comme s’il fallait absolument éviter toute sophistication, comme si une modulation avec des accords enrichis allait soudain faire basculer le monde bricolo-spartiate de nos quatre stylistes dans une vulgarité innommable.Des fautes harmoniques sont même laissées ça et là, comme pour bien montrer le tâtonnement naïf du démiurge Joseph Mount. **Extrait de Love letters**
« Love letters », extrait du nouvel album (du même nom) de Metronomy…Metronomy, ou l’art du gimmick, de la cellule qui se répète jusqu’à ce qu’elle nous vrille la tête, jusqu’à ce qu’elle s’installe dans notre corps, donnant une cadence à nos gestes, pulsant les contractions de nos valves aortiques, comme un Pace maker régulant nos systoles sentimentales.Armé de jouets, le groupe en uniforme prune de college-band des sixties, une fille à la batterie, un Grace Jones au masculin à la basse, appareille à bord d’un Starship clippé par Michel Gondry. Nos joyeux Métronomes semblent avoir emprisonné le monde dans une Game box conçue par Patrick McGoohan, le génial concepteur de la série culte ‘’Le prisonnier’’, dont le décor futuriste aurait pu être un village balnéaire proche de Saint Nazaire, mais c’est Portmeirion dans le pays de Galles qui fut choisi..Metronomy n’est pas un numéro, mais un groupe libre. **Extrait de "Month Of Sundays"** Metronomy et son album « Love Letters » qui sort aujourd’hui, et que vous pourrez découvrir toute la journée sur Inter… et notamment dans votre émission, André, « On va tous y passer » où ils joueront deux titres en live ! [Retrouvez Métronomy ](http://www.franceinter.fr/evenement-love-letters-de-metronomy) [toute la journée ](http://www.franceinter.fr/evenement-love-letters-de-metronomy) [sur France Inter ](http://www.franceinter.fr/evenement-love-letters-de-metronomy) ## Les liens [Le site de Metronomy](http://www.metronomy.co.uk/)
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