Jacques Schwarz-Bart
Jacques Schwarz-Bart © © Clovis Gauzy/Demotix/Corbis
**Bonjour André, vous nous parlez ce matin d’un saxophoniste, Jacques Schwarz-Bart, qui invente, dites-vous, une nouvelle musique entre Jazz et Vaudou, dans son nouvel album « Jazz Racine Haiti »…** **Extrait de "Kouzin"**
Quand la puissance d’incantation Vaudoue est enrobée par les harmonies féminines du piano, quand la rigueur de la prière est adoucie par les couleurs Ravéliennes, quand la science de Jacques Schwarz-Bart crée une musique nouvelle entre Caraïbes et Occident. Le saxophone apaise les esprits, tout en répondant à l’appel enfiévré du chanteur, répétant son antienne, en canon, comme un call and response, dans un dialogue ou l’un et l’autre répètent la même chose mais entre lesquels l’énergie circule et s’amplifie à chaque passage jusqu’à devenir si forte qu’elle finit par atteindre son but, nous envoyer en l’air... **« Je vous aime Kongo », extrait du nouvel album de Jacques Schwarz-Bart qui sort aujourd’hui même…** S’il existe dans le monde un endroit où l’art de la percussion atteignit son apogée, c’est chez les Yorubas, autour du Golfe du Bénin. S’il est un endroit où l’on peut ressentir dans son corps LA puissance, c’est face à un percussionniste Yoruba qui joue les tambours Bata. Et là Dominique, vous ressentirez dans votre ventre des choses incroyables, je vous le garantis. Quand commencèrent les traites négrières au 16ème siècle, la musique et les dieux s’embarquèrent sur les mêmes bateaux que les esclaves, vers les Amériques et les Caraïbes. **Extrait de "Legba Nan Baye"** Au Brésil, on nomma ce culte Afro-musical le Candomblé, à Cuba la Senteria, en Haiti il garda son nom d’origine, son nom africain, le Vaudou. Jacques Scharz-Bart, fils d’ André Schwartz-Bart, Prix Goncourt 59 et de Simone qui écrivit des chefs-d’œuvre de la littérature guadeloupéenne, découvrit son instrument sur le tard. Il partit à la Berklee School of music de Boston puis s’installa à New York où il joua entre autres avec Erykah Badu, Eric Benet, Danilo Perez, Me'shell Ndegeocello, D'Angelo ou encore Roy Hargrove. Sa mère l’avait initié depuis son enfance au chant vaudou et au rythme Gwoka, et quand vint l’heure de ses premiers albums, c’est tout naturellement à la musique ‘’Racine’’ qu’il mêla son jazz. J’ai eu la chance de le voir jouer à 2 800 M d’altitude, au col du Brévent, sur la neige, face au Mont Blanc, c’était un beau dialogue de géants. **Extrait de "Vaudou Zepole"** ## Les liens [Le site de Jacques Schwarz-Bart](http://www.brotherjacques.com/)
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