Nikki Yanofsky
Nikki Yanofsky © corbis
Extrait de _Nikky Scatt_ A 12 ans elle swinguait comme une furieuse, un scatt ravageur et juvénile qui emportait tout sur son passage. Il est des enfants prodiges, que voulez-vous... La chance pour nous, c’est que le cœur de cette jeune canadienne de Hampstead, banlieue chic de**Montréal** , pencha plutôt du côté d’Ella Fitzgerald que de sa consœur canadienne Céline Dion. La deuxième chance de Nikky, c’est qu’elle rencontra **Quincy Jones,** qui le premier inventa un chemin noble pour sortir le jazz de sa niche sans trop le dénaturer. Extrait de _Kaboom Pow_ Le Jazz fut d’abord une danse, dans les Juke Joint de **Louisiane** , ces bars des quartiers noirs qui tenaient plus de la grange que du club, et dans lesquels les corps brimés pouvaient enfin exploser. Toutes les figures du rock acrobatique y furent inventées sur des musiques de swing dès les années 40. Plus tard, quand Charlie Parker et sa bande créent le be bop, explosant tempo et harmonie, plus question de danser. Il faut attendre une grève du syndicat des musiciens américains qui va durer deux ans, pour qu’on fasse venir des musiciens de Cuba et Puerto Rico et voilà que le jazz se mâtine des rythmiques caribéennes et qu’on découvre la clave entêtante et la cuica coquine. Dans les années 60 c’est Herbie Hancock et Quincy Jones qui s’y collent, le premier avec Watermelon man et le second avec Soul Bossa Nova et ce sont les beaux jours du jazz binaire sur Blue Note, dont Nikki Yanofsky nous offre ici un superbe hommage. Extrait de _Something new_ L’archétype de la chanteuse de jazz, c’est la voix mezzo de femme fatale, c’est Jessica Rabbit, Rita Hayworth, c’est un strip vocal où les allusions sexuelles sont transcendées par une voix de velours, c’est de l’envoûtement, de la sorcellerie de haut vol, une religion monothéiste avec au sommet une déesse sublime et des impétrants transis qui font tourner leurs vinyles compulsivement, parmi lesquels votre serviteur.Nikky est un peu jeune pour jouer ce jeu là. Plutôt qu’une interprétation sulfureuse, c’est un son clair qu’elle envoie, elle cuivre avec malice, pas étonnant qu’elle ait choisi Ella Fitzgerald comme source d’inspiration, qui fut la plus joyeuse, la plus cash, et la plus angélique des divas... Extrait d'_Enough of you_ André Manoukian… On vous retrouve dans une dizaine de jours, après le festival de Cannes… qui trouvera place ici-même avec « le journal de Cannes » d’Eva Bettan… Et bien sûr, on continuera de vous faire écouter chaque matin un peu de musique avec des bandes-originales de films… A bientôt !
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