@ Illumination Jonathan Wilson nous offre un voyage épique, un rock progressif illuminé façon King Crimson, aux orchestrations riches et aux breaks de batterie de deux kilomètres de long, ou l’ardeur symphonique est compensée par la douceur de la voix, ou les climax mégalomaniaques sont alternés de plages super planantes, comme des joyaux ressucités du flower power, dans des morceaux interminables rappelant les riches heures du Grateful Dead et de Height Ashbury, quand ce quartier de San Francisco était l’épicentre de la Planète musique.Et puis soudain, l’émotion d’une simple guitare acoustique égrenant ses accords entre un piano et un vieil orgue. Voilà que surgit un post folk protéiforme, parfois baba, parfois bluesy, puisant dans les marais du bayou ou dans l’asphalte de Seattle, psychédélique à la façon du Sergent Poivre ou des Garçons de plage (je parlais de Sergent Pepper ou des Beach Boys, bien sur..)

Jonathan Wilson est très réjouissant, parce qu’il nous annonce un futur prometteur. A une époque où l’on nous sature la tête avec l’idée qu’on ne sait plus construire comme autrefois, que toutes nos productions digitalisées finiront au cimetière des bits (je veux parler des un et des zéro), que les vinyles et les Studebakers sont irréalisables aujourd’hui, il nous démontre le contraire, qu’il suffit de retrousser ses manches, de ressortir sa bonne vieille guitare Martin, de faire péter une vieille basse Hofner, un bon vieil orgue Hammond à tirettes harmoniques et même pas besoin de tirer sur les cigarettes qui font rigoler pour atteindre l’extase, il suffit de monter votre vieil ampli à lampes et regarder votre chien se lécher tranquille en jalousant la souplesse de son échine.@ “Fanfare"Oui un futur prometteur. Les temps viendront nous dit Jonathan Wilson où l’on gardera le meilleur de la technologie, où nos énergies ne seront plus polluantes, et peut-être un jour, mais alors dans longtemps, l’homme saura absorber l’énergie du soleil et s’en nourrir, et je ne vous ai même pas parlé, de la sexualité solaire, c’est à dire de l’extase permanente, ce sera lors d’une prochaine chronique en 2014. En attendant ce moment béni, écoutons Jonathan Wilson. Il nous a fait un album qui exige que l’on s’arrête pour l’écouter, assis en tailleur pour mieux recevoir les ondes alpha qui nettoient la tête et pour redécouvrir les délices de la méditation transcendantale… Respirez, ouvrez vos chakras, fermez les yeux et visualisez cette belle fleur de Lotus qui s’épanouit dans votre cœur les amis…@ New Mexico

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