Aujourd’hui une jeune chanteuse érudite qui étudia à l’Ircam (le centre de recherche et de création de musique électro-acoustique…)et y passa brillamment son diplôme de fée électronique, Emilie Simon et son nouvel album, ‘’Mue’’..

Chaque chanson d’Emilie Simon pourrait être la Bande Originale d’un film fantastique qu’elle chante non pas avec une voix de femme enfant, mais avec une voix d’enfant qui devient femme, là, au nez et à la barbe de nos oreilles. Cette mue idéale toujours démarre comme une comptine, par une promenade enjouée dans un paysage bucolo bricolo joyeux, et quand vient le refrain, Emilie, nous propulse dans un ciel d’aquarelle aux nuages de coton hydrophile accrochés sur un mobile de Calder qui se balancerait sur les toits de ParisAvec la science des bâtisseuses de cathédrale de porcelaine elle construit un crescendo émotionnel d’une précision infaillible, tout en mécanique suisse et miniaturisation japonaise…Et puisqu’on parle de Japon, ses mélodies pentatoniques de Geisha libre nous donnent à rêver un extrême orient idéal avec des riffs cheyennes de Koto électronique. Le minaudage est au chant d’Emilie ce que le marivaudage est à la littérature, une précieuse divagation érudite, une mise en abîme de nos sentiments, un retour vers un monde elfique qui transforme nos petites histoires insignifiantes en légendes épiques.

Emilie possède l’arme sonique absolue : Son chant débouche nos artères, pulvérise nos plaques d’athérome, défait ce qui est cristallisé, transforme la pierre en sable, fluidifie le figé, et l’on entend des soupirs de soulagement dans les hautes sphères, pas loin de la demeure du Grand Esprit dans laquelle l’espiègle Emilie s’introduit à chaque pleine lune, s’amusant à déplacer les petits objets du Créateur histoire de lui faire comprendre qui c’est la patronne, non mais…

Les morceaux du jour : "Le diamant", "Perdue dans tes bras", "Quand vient le jour" et "Encre"

Les liens

Le site d'Emilie Simon

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.