André Manoukian nous parle d’un trio français, Lyre le temps, qui présente son réjouissant album, ‘’ outside the box’’ qui réconcilie le jazz et la danse…

@ The mission

D’aussi loin que l’on puisse remonter dans l’Egypte antique, les plus anciennes notations musicales indiquent qu’on y pratiquait deux types de musique :

La musique de banquets et la musique de funérailles. La dance musique et le lamento. Le jazz n’échappe pas à ces deux catégories :

Il existe depuis le début un jazz qui rit et un jazz qui pleure. Même si le jazz qui pleure, nommons le Blues, n’était pas fait pour que l’on pleure plus, mais bien au contraire avait une fonction thérapeutique, l’expression de sa tristesse sous forme musicale guérissant de sa propre tristesse, portons un regard aujourd’hui sur le jazz qui rit, avec Lyre le temps..

La lyre, instrument apollinien, arme joyeuse grâce à laquelle ce trio de mômes savants va libérer la cité idéale sur un air électroraggadélique…

@Looking like this

Le Cotton Club à Harlem fut un des premiers clubs noirs où les riches blancs de Manhattan allaient s’encanailler dans les années 20. L’alcool de la prohibition y coulait à flot au milieu des plus belles pépettes de la planète qui dansaient sur la Jungle Music de Duke Ellington. Duke fut un des premiers compositeurs à réintroduire l’Afrique dans le jazz, un travail qu’il poursuivra toute sa vie notamment dans sa série Black Brown and Beige.

Mais c’est de danse que nous parlons. La tradition du Maitre de cérémonie qui harangue en parlé-chanté doit notamment ses lettres de gloire à l’un des plus grands MC du Cotton Club, Cab Calloway, ce géant à la mèche folle qui se déhanchait comme un beau diable sur des riffs de dingues.

@ Beautiful day

Le Jazz était une musique populaire, une musique de danse, une musique de transes. Après la guerre les big bands reprirent cette tradition écumant les Ball Rooms mais hélas le Rock’n roll coupa le jazz de son assise populaire.

Il se replia dans les clubs en perdant le contact avec la danse, devint une musique savante. Alors saluons la démarche de ce trio français, Lyre le temps, qui relie à nouveau cette musique à la danse d’aujourd’hui, au ragga, à l’électro-groove , nous rappelant qu’après tout, Paris fut la place avancée de cette musique : dans l’entre deux guerres, les années folles, les arts nègres, le charleston, Joséphine Baker puis dans les années 50 le refuge des jazzmen afro américains fatigués de la ségrégation raciale aux Etats Unis, qui se consolaient avec les existentialistes de Saint Germain..

@Word up

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