William Fitzsimmons
William Fitzsimmons © Wikimedia commons
**Un réveil en douceur avec William Fitzsimmons, musicien et psychothérapeute, qui témoigne du retour de la folk au USA** **Extrait de "Well enough"** La folk est sans doute née autour d’un feu une nuit de pleine lune en 1929, quelque part en Oklahoma, quand un des 3 millions de fermiers jetés sur la route 66 par la grande tempête de sable et la dépression, se saisit d’une guitare pour raconter la journée de merde qu’il venait de passer. Journée, qui mise en musique, prit soudain son sens, c’est le privilège du musicien, de se délivrer de sa peine à l’instant où il la chante.C’est à ça que ça sert, de chanter, à mettre en commun ses joies et ses peines, à élaborer un kolkhoze affectif en somme, un kibboutz sentimental.La Folk, la musique du peuple, porte la parole des petits, des sans-grades, des anonymes. C’est pour eux que John Steinbeck écrivit "Les raisins de la colère", c’est pour eux que Woodie Guthrie composa les "Dust bowls ballads", les ballades des tempêtes de sable, qui influenceront Pete Seeger, Bob Dylan, Bruce Springsteen, et notre héros du jour, William Fitzsimmons... **Extrait de "Fortune"** Après les grands mouvements des années 60, la folk devient obsolète, pour faire place au cynisme des années 80, où l’on se moque des chanteurs protestataires. Je ne vais pas vous rejouer "Misère" de Coluche, paix à François Béranger dont je salue au passage les amis, toujours est-il qu’il faut attendre les années 90 pour qu’une nouvelle génération de Hippies vivant en micro-tribus ne cherchant plus à changer la société mais tachant de vivre selon leurs préceptes s’aménagent un espace, une esthétique, non plus à l’écart des villes, mais à l’intérieur même de la cité.**Extrait de "Speak"** Le hipster antifolk est né, manifestant son retour à l’ancestral par la longueur de sa barbe mais gardant le meilleur de l’urbain en taillant soigneusement ses cheveux, courts sur le côté et houppette ondulée sur le dessus, un peu comme vous Dominique. La micro résistance se met en place, on ne fait plus de grandes leçons, on ne croit plus à de grands changements collectifs.William Fitzsimmons est psychologue-thérapeute, au contact de ses parents musiciens et aveugles, il développe une sensibilité musicale très jeune qu’il va mettre au service de ses introspections.Chacun désormais raconte sa petite vie, cultive son jardin et produit sa petite ritournelle. Peut-être est-ce là la nouvelle sagesse ? Après tout, mises bout à bout, les petites ritournelles individuelles donnent la grande ritournelle du monde… **Extrait de "Lions"** **Vidéo d''It's not true' :**
## Les liens [Le site de William Fitzsimmons](http://williamfitzsimmons.com/) [La page facebook de William Fitzsimmons](https://www.facebook.com/williamfitzsimmons)
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