Ce matin, un des rares chanteurs qui fait à André Manoukian presque le même effet qu’une crooneuse, c’est lui qui le dit, Camille Bazbaz et son nouvel album ‘’Love Muzik’’..

@Bas filés

Camille Baz Baz, c’est d’abord une voix.Après c’est un orgue, un farfisa bien sixties…C’est aussi un mélodica.Un sifflet de temps en temps.Ça peut être un alcool aussi.Après comme pays, c’est la Jamaïque.Ou alors la Kabylifornie, dont la capitale Botzaris, dont le gouvernement siège aux buttes Chaumont tous les 30 février.Mais revenons sur la voix.Cassée, plaintive, nonchalante, elle est un film à elle toute seule.Parce que Camille Bazbaz vit dans un film, et dès que vous le rencontrez (j’ai eu cette chance), vous vous retrouvez spectateur propulsé dans l’écran, un peu comme dans la rose pourpre du Caire de Woody Allen.Il ne vient pas du Caire, mais du Liban, enfin c’était il y a longtemps, la famille…Ce qui fait de lui le cosmopolite de l’étape, le métèque le pâtre grec, le Moustaki de la soul déglingue parisienne.

Camille est un chanteur culte, ce qui veut dire qu’il est maudit et béni à la fois.

Maudit car son talent n’est reconnu que par les musiciens et les cinéastes qui aiment lui confier la bande son de leur film, béni car son talent est reconnu par les musiciens et les cinéastes qui aiment lui confier la bande son de leur film. Camille Bazbaz est capable tout seul avec son vieux piano fender de retenir l’attention d’une bande de fêtards et d’offrir un vrai moment de poésie et d’abandon, parce qu’en plus du grain qu’il module jusqu’à la fin des mots, ce Scott Fitzgerald des Buttes Chaumont, ce titi de Baalbeck, a la vraie nonchalance déglinguée d’un aristo urbain qui ne se gêne pas pour dire à celle qui vient de rencontrer qu’il l’aime…

@ L’aimant

Camille chante son bonheur d’aimer, son malheur d’aimer, et quoiqu’il raconte, il nous prend à témoin avec une telle naïveté qu’on se sent obligé de s’asseoir et de compatir avec lui, et on le fait avec d’autant plus de plaisir qu’il nous fait rentrer dans un monde bricolo où les planètes tournent un peu sur elles même et où les lois de l’attraction merdent un peu, alors il y a un petit bang de temps en temps, mais après tout, une des théories du Big Bang justement, c’est que deux univers dans des dimensions parallèles se seraient touchés..

En tout cas, la voix de Camille est terriblement sexy, sa plainte ronronnante à le charme d’un Jamie Cullum, et je peux affirmer ici sans honte, qu’il est un des rares chanteurs à me faire transpirer de la moustache. J’ai dit !

@ Tout est dit

Les liens

Le site de Camille Bazbaz

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.