4 garçons dans le vent reprennent les champs de fraises là où les Beatles les ont laissés, ils s’appellent les Temples ..

Bonne nouvelle : le psychédélisme est de retour, sans les drogues.Les chœurs angéliques hallucinés, la réverbération garage sur les batteries, les arpèges de Georges Harrison, les breaks, les lignes de basse lancinantes, les synthés lançant des verticales acides sur des sitars électriques, les changements de climats soudains, tout l’esprit des Beatles est là. Personne ne les avait approché avec cette dévotion, comme s’il avait fallu attendre quarante ans pour que des gosses de Kettering, une bourgade à 80 miles au nord ouest de Londres, puissent enfin arracher Excalibur à son rocher aussi facilement que le jeune Arthur quand tant de prétendants se sont cassés les dents.Il faut l’avoir digéré l’héritage pour oser rivaliser ainsi avec les meilleurs songwriters de la planète, Lennon et Mac Cartney. Pari réussi : Si la science des Beatles ne se voit pas, la musique des Temples est aussi limpide que savante.La société américaine des années 60 fut ébranlée dans ses certitudes par la Beat génération. S’il n’y a plus aujourd’hui cette dimension radicale dans la musique des Temples, c’est parce qu’au fond, de nos jours chacun peut choisir sa tribu, son espace, son temps, et cohabiter en respectant les membres de la tribu voisine, voire leur emprunter quelques épices pour pimenter un peu son frichti quotidien..

Pour Hegel, l’histoire a un sens et une seule direction. Quoi, Hegel était fan des one direction ? Plus sérieusement, nos quatre gamins du Northamptonshire ont vaincu l’irréversibilité du temps. Ile le remontent, comme des saumons frétillants.L’histoire est leur terrain de jeu, leur caverne d’Ali Baba, la malle du grand père d’où ils extirpent les chapeaux, les plumes et les bijoux.Par la magie du net, des gosses, qui auraient pour principe de cramer ce qui est derrière eux, se saisissent des outils de leurs grands parents, sans régression ni nostalgie, et bricolent une nouvelle musique qui reprend la machine à rêves de leurs aïeux utopistes d’Height Ashbury, ce quartier de San Francisco ou tous les hippies de la planète, Hendrix, Grateful Dead, Joplin avaient leur maison bleue, adossée à la colline, où l’on venait a pied, on ne frappait pas, parce que ceux qui vivaient là avaient jeté la clé…Les morceaux du jour : "Shelter song", "The golden Throne", "Mesmerise" et " Suns Structure"

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