Sharon Jones
Sharon Jones © Maxppp / Javier Etxezarreta
**Ce matin vous nous présentez une diva soul qui émergea sur le tard, dont l’ histoire est un vrai scénario ! Elle nous présente son nouvel album sorti le 14 janvier ‘’Give the people what they want’’…** **Extrait de "Retreat"**
Les Américains croient en la rédemption. Acte 1, le héros est écarté de son destin Acte 2, il sombre et plonge en enfer, Acte 3, au moment où il accepte son sort, il retrouve ce qui lui était dû, c’est la rédemption.Sharon Jones, toute sa vie joua en seconde division : chanteuse de Gospels à New York, choriste en studio, à l’âge où l’on ne se fait plus d’illusion, se retrouve gardienne de prison à New-York. En 96, on est en pleine vague Acid Jazz en Europe.Un label français, Pure Records, organise une session avec des soulmen de la liste B. Aux Chœurs, Sharon Jones se retrouve seule pour assurer tout un pupitre. Elle impressionne tellement les producteurs qu’ils lui signent son premier contrat solo. Elle a quarante ans et c’est enfin l’Acte 3 qui pointe son nez.**Extrait de "Stranger to my happiness"** ![](http://www.franceinter.fr/sites/default/files/2014/01/21/821996/videos/video-aw3FERP5djE.jpg)Dans les studios de la Stax à Memphis, les mêmes musiciens accompagnaient tous les chanteurs, de Otis Redding à Wilson Pickett, forgeant un style inimitable.Les Anglais, quand ils voulurent faire de la soul, n’y arrivèrent jamais complètement. Mais la petite différence avec le modèle américain, stylisait l’édifice en lui donnant une étrange modernité. Dans chaque ville d’Angleterre, il y avait toujours un agent légèrement foireux comme on les aime, qui rêvait de remonter une dream team pour peu qu’un chanteur black traine dans le coin avec une section de cuivres échappée de la fanfare locale. C’est le sujet du formidable film Les Commitments à voir ou à revoir sans plus tarder. Sharon Jones semble sortie d’un tel scénario, pour notre plus grand bonheur… **Extrait de "We get along"** La diva porte ses années de galère autour de son cou comme un collier de dents de caïman qui la protège des injures du temps et lui fait enfin rejoindre le podium de ses glorieuses sisters. Le temps est venu où de jeunes musiciens amoureux du style des anciens reprennent la suite du répertoire blaxploitation interrompu à la fin des seventies par l’arrivée du disco. Reprenons les belles choses là où on les avait laissées, et laissons les Daft Punk s’occuper du reste, semble nous dire Sharon Jones et les Dap-Kings…**Extrait de "Making up and breaking up’’** ### extrait de "People don't get what they deserve" :
## Les liens [Le site de Sharon Jones & The Dap-Kings](http://www.sharonjonesandthedapkings.com/)
Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.