Ce matin une chanteuse hongroise, une voyageuse, Zsuzsanna et son nouvel album « Banat Vagabond songs ».

Banat

  Zsuzsanna Varkonyi
Zsuzsanna Varkonyi © Extrait vidéo

Zsuzsanna Varkonyi est née en Hongrie.

Elle chante une langue qui vient de loin, une langue née il y a 15 000 ans à l’Ouest de l’Oural, en Sibérie occidentale, une langue qui vient de tribus qui migrèrent pour une part vers le nord, vers l’Estonie et la Finlande, et pour l’autre vers le sud, dans le territoire de la Hongrie actuelle, s’enrichissant au passage d’éléments iraniens et turcs.

Si cette enclave linguistique au cœur de l’Europe fut longtemps un mystère, il est toujours intéressant de se dire que nous écoutons une poésie et une musique chargée de sensations millénaires.

Zsuzsanna Varkonyi est une jeune femme qui chante le blues d’Europe centrale, mâtiné de tzigane, de yiddish, de rom, un blues millésimé d’au moins 3000 ans d’âge.

Fanni

Zsuzsanna est comme les chats, elle a plusieurs vies.

Chanteuse, comédienne, accordéoniste, elle a voyagé à travers le monde et nous offre cet album comme un carnet de voyage, mélange de chants traditionnels et de ses propres compositions, empreints de mélancolie tzigane. Le voyage est le destin des musiciens. Accompagnée de son accordéon, elle a chanté de la Nouvelle Zélande au Congo, en passant par l’Italie, l’Allemagne et la Suède.

Actrice pour Philippe Garel, elle a tenu le premier rôle de Forget about me , un film sur un trio amoureux tourné à Budapest.

Dans cet album, c’est Philippe Teissier du Cros qui l’a mise en son, dans un univers minéral où sa voix ramollit les pierres.

Vagabond song

« Ma mère m’a condamnée Quand elle m’a mise au monde

Que mes jambes ne s’arrêtent jamais de marcher

Ainsi je cours autour de la terre, Un vagabond du monde

Je n’ai ni travail, ni maison, ni lendemain, ni passeport,

Mes ailes frappent en vain de fatigue, Je tire mon fardeau sauvagement… »

Voilà ce que chante Szuzanna, princesse hongroise dont l’exil est le royaume.

Zsuzsanna est en concert demain soir, au studio de l’Ermitage à Paris.

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