Bigott en live
Bigott en live © Adrien Carat - Radio France / Adrien Carat

Ce matin vous nous parlez d’un chanteur espagnol qui parle anglais comme un chanteur espagnol Bigott et son album "Blue jeans"

Extrait de "Find a Romance"

Ce qu’il y a de bien avec les Espagnols, c’est qu’ils osent encore. Comme si Franco était mort hier, et qu’ils n’en finissaient pas de se réjouir.

Comme si l’état de fête permanente était inscrit dans une constitution parallèle. Pourtant, la fête, ce pays en connaît un rayon. Le plus religieux de tous les pays latins ne laisse pas passer une semaine sans qu’on sorte un Saint en procession dans un village qui lui est dédié. Nos lascars, je veux parler de Bigott, viennent de Saragosa.Et là bas, la patronne, c’est la Virgen del Pilar. La vierge, qui est apparue debout sur un pilier, et qui est devenue la sainte patronne de l’hispanité…

Extrait de "The Reno Poem"

Bigott est un surfer sans surf, un rider sans skis, un astronaute sans vaisseau spatial, un pirate sans frégate.Bigott est un mélange de Johnny Cash, de Beck, et de Sebastien Tellier pour l’espièglerie barbue.Bigott a têté les mamelles de Bunuel et d’Arrabal et serait sans doute un membre émérite du mouvement Panique, pour le Dieu Pan, crée par Topor et Jodorowsky dans les années 70.Bigott chante en anglais mais n’en parle pas un traitre mot, et quand vous le croisez, il se défausse en esquissant une petite danse de lutin.Extrait de "Mouse Mousse" La polarité religieuse créa les jésuites, l’Opus Dei, et engendra en retour une subversion anarchiste ainsi que les bouffeurs de curé les plus enthousiastes de la planète.

À la fête religieuse succéda la fête païenne, quand les deux ne sont pas inextricablement mêlées, comme dans la tauromachie, survivance du mythe du minotaure et du combat de l’homme contre son animalité.Nulle part ailleurs, ce christianisme sauvage et primitif n’a donné de si jolies fleurs noires, si ce n’est au Mexique, où l’on danse toujours avec les têtes de mort. Bigott est le grand prêtre de la nouvelle religion espagnole, le rock’n roll pata negra, Viva la muerte disait Arrabal, viva la fiesta chante Bigott.Extrait de "Blue Jeans"

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