Ce matin une fille et trois garçons dans le vent venus d’Angleterre, ils ont à peine 20 ans et nous présentent une pop sophistiquée et aboutie

La classe vient de l’espace..

Celui qu’on ose laisser entre les mots, les notes et les sons, l’espace du repos, quand on ose prendre la pose et son temps, son espace temps, pour dire ses sentiments..La leçon ultime du chant, ou du yoga, au plus haut degré, se fait par le silence.

Oser le dépouillement, c’est être sur de son geste, de la pureté d’une ligne, un seul trait pour dessiner un visage ou un paysage, comme Picasso capté par Clouzot dessine dans l’air un tableau éphémère qui ne dure qu’un instant filmé pour l’éternité.

Arthur Beatrice a passé des mois en studio à élaborer une écriture complexe et collective, à chercher, chercher, chercher, avant de distiller ses morceaux sur le net.Si on sait exactement ce qu’on va faire, à quoi bon le faire, disait Pablo, l’espagnol fou...

La science du studio toujours fut anglaise.

Le flegme, notion britannique, vient du grec flegma, humeur due à un fluide produit par la rate, la rate, splin en grec..

le spleen et le flegme, cette boucle gréco britannique nous indique que nous devons notre sérénité ou notre mélancolie à des sécrétions organiques qui nous dépassent.

Alors à quoi bon lutter. Vive l’abandon.

Car il n’est de chant digne que s’il s’abandonne.

Ces voix incroyables britanniques, comme celles de la chanteuse de London Grammar, semblent aller chercher l’inspiration chez les druidesses antiques qui régnaient sur les brumes de Kamelot. Les sorcières pictes, des tribus du nord de l’Ecosse, devaient avoir de bien grands pouvoirs pour terrifier les légions romaines qui toujours furent vaincues au delà des murs d’Hadrien.

Les gens des pays froids ont toujours la maitrise de leurs nerfs.

Les airs que chantent Ella Girardot ou Orlando Leaopard, les faces masculines et féminines du chant chez Arthur Beatrice, convoquent les esprits de l’air. Leur tambours et cymbales convoquent les esprits de la terre.

Quand le sens de la mélodie se conjugue avec celui du rythme, alors la musique est au complet.

La musique que produit Arthur Beatrice est une mystique totale, une religion au sens latin du terme, qui nous relie à nous, aux autres et au monde.

Les morceaux du jour : "Late", "Councillor", "Midland" et "Grand Union"

► ► ► LIRE | + de vidéo d'Arthur Beatrice

Les liens

Arthur Beatrice

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.