Il représente le Timor oriental pour les mondiaux de ski alpin en Italie.

Yohan Goutt Goncalves a terminé 44e du géant hier la meilleure performance de sa carrière. Il a essentiellement grandi en France, a l'habitude d'être le seul représentant du pays dont sa mère est originaire, de se retrouver du coup porte-drapeau aux Jeux olympiques, comme à Sotchi en 2014.

En fait ce rôle lui tient énormément à coeur : il a envie de s'engager pour le développement de ce petit pays qui n'a obtenu son indépendance qu'en 2002, après des années de violence.

Pour aller au bout de son projet il a réussi à créer une fédération avec l'aide de sa mère, et il essaie maintenant de mettre en avant les différentes petites nations du sport d'hiver. Comment ? Il organise un championnat du Timor qui a aussi le statut de course internationale et qui permet de gagner des points au classement mondial. Le prochain rendez vous est en France à Vaujany ; il y aura aussi le Mexique, l'Irlande...   

Il ne parvient pas encore à vivre de son sport, en période de qualification pour les Jeux il reçoit une bourse olympique pour soutenir les athlètes des petits pays via le Comité international olympique. Mais le reste du temps il se débrouille. Passé l'effet de surprise du premier athlète du Timor en sport d'hiver, pas simple de trouver des partenaires. Il continue donc à travailler comme commercial dans l'import-export.

Au championnat du monde ce week-end, il espère maintenant se qualifier pour le slalom programmé demain, sa discipline de prédilection.

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