Les « Bees » de Brentford vont retrouver les sommets du football et elles peuvent dire merci aux données statistiques.

Le FC Brentford retrouve la Première League anglaise grâce à la "Data Révolution"
Le FC Brentford retrouve la Première League anglaise grâce à la "Data Révolution" © Maxppp / Jonathan Brady / PRESS ASSOCIATION IMAGES

Le FC Brentford qui va effectivement retrouver l'élite, la premier League anglaise, grâce à  un succès sur Swansea le week-end dernier. Et c'est un évènement pour ce modeste club de l'Ouest Londonien, qui attendait ça depuis 74 ans, cela en fait des générations de supporters. 

Et ce qui est un évènement aussi c'est la manière dont ce club du quartier de Hounslow, qui a connu ses heures de gloire dans les années 30, y est parvenu. Brentford est à l'origine de la révolution des datas dans le foot. Ce qu'on appelle les datas, ce sont en fait les statistiques, le règne de l'approche mathématique, l'analyse de données appliquée donc au football. Tous les clubs le font plus ou moins aujourd'hui mais le FC Brentford a fondé toute sa stratégie sportive sur les algorithmes, et ça marche. 

Ce succès c'est surtout celui d'un homme, le propriétaire du club

Matthew Benham. Son premier métier c'est bookmaker, il a fait fortune avec ses entreprises et quand on est parieur professionnel, les statistiques généralement on maitrise. Il a racheté le FC Brentford il y a six ans, il est aussi le propriétaire du club danois de Midtjylland où il applique exactement les mêmes recettes. 

Avec son bataillon d'analystes, tout passe par les chiffres : balises GPS planquées dans les protèges tibia, comment jouer de la manière la plus efficace possible les coups de pieds arrêtés, les touches. Chez Benham c'est assumé, et radical. Il ferme l'académie de formation du club, trop aléatoire. Il se concentre sur son équipe première et la réserve. 

Et il fait surtout du FC Brentford un modèle de d'échange pour optimiser ses chances sur le marché des transferts, repérer les pépites partout dans le monde. Le principe : croiser les données, repérer, acheter bas, et revendre cher. C'est pas très romantique mais voilà comment l'un des plus petits clubs de la 2éme division anglaise se retrouve aujourd'hui aux cotés des géants de la Premier League. 

Benham fait souvent son marché en France

Neal Maupay en 2017, acheté 2 millions d'euros à St Etienne, revendu 22 millions. Saïd Benrhama, acheté 1,7 millions à Nice, revendu plus de 27 millions. En 6 ans Matthew Benham a réalisé 100 millions d'euros de profits, c'est colossal. Et ça a permis au petit club de faire sa place chez les gros. "Ne faites pas confiance à vos yeux, faites confiance au modèle". On savait que ça marchait très bien dans le base ball et le basket. On a désormais la preuve que dans le football aussi. 

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