Ce matin dans Esprit Sport, on parle d'un club de hockey qui se prive d'un très bon joueur... Il s’agit des Coyotes de l’Arizona. L’une des équipes de la prestigieuse NHL, la grande ligue nord-américaine de hockey-sur-glace.

 Et comme toutes les équipes de la NHL, les Coyotes de l’Arizona ont participé le mois dernier à la Draft. 

Alors kezako la Draft ? Nos amis québécois, concernés avec Montréal, appellent ça le repêchage. En fait il s’agit d’un grand show pendant lequel toutes les équipes se répartissent les meilleurs espoirs de la discipline. Ça fonctionne aussi pour le basket, le foot américain ou le base-ball. 

Et donc nos Coyotes de l’Arizona ont choisi plusieurs jeunes, lors des différents tours de la draft. Et au 4eme tour, ils ont décidé de sélectionner un défenseur américain de 18 ans, du nom de Mitchell Miller. 

Mais coup de théâtre ces derniers jours : les Coyotes de l’Arizona font machine arrière et décident finalement de ne pas recruter le jeune Miller. Pas parce qu’ils se sont trompés sur son niveau, non non, mais parce que le joueur ne "s’accorde pas avec les valeurs et la vision" du club, a déclaré le président Xavier Guttierez. 

Que s’est-il passé ? 

En fait, Mitchell Miller a été reconnu coupable dans sa jeunesse de racisme envers un camarade de classe, dans l’Ohio. C’était en 2016. C’est un journal de l’Arizona qui a révélé toute l’histoire la semaine dernière. En fait, Mitchell Miller s’en est pris à plusieurs reprises à un camarade noir souffrant de déficience intellectuelle. Harcèlement, insultes racistes, agression physique. La totale. 

Alors Mitchell Miller avait prévenu les 31 équipes de la NHL avant la draft. Il leur avait écrit et fait part d’un incident dans son parcours. D’ailleurs, une dizaine d’équipes avaient rayé son nom avant même le début du repêchage. Mais visiblement, personne n’imaginait une telle histoire. 

La maman du jeune harcelé par Miller avait écrit aux Coyotes dans la foulée de la draft. Puis les journalistes de l’Arizona ont déterré toute l’histoire. 

Les Coyotes ont donc renoncé et se sont confondus en excuses auprès de la famille de la victime du comportement de leur jeune espoir. Le patron des Coyotes voulait lui donner une seconde chance, lui permettre de se racheter, mais le dossier est trop lourd, et il a préféré reculer. Pas sûr qu’avec un tel bagage, Mitchell Miller puisse faire carrière un jour en NHL. 

C’est assez rare qu’un club sportif prenne des décisions radicales après de tels actes... 

C’est arrivé dans le foot récemment. Le Bayern Munich a pris une décision similaire. Le géant du foot bavarois a mis à la porte l’un de ses entraîneurs des jeunes, accusé de propos racistes. Et puis cet été, un entraîneur belge qui était à la tête d’une équipe en Tanzanie a été viré pour les mêmes raisons.