On savait Donald Trump en guerre ouverte avec les sportifs américains, notamment dans le cadre du mouvement anti-raciste aux Etats Unis. Ce que l'on sait moins, c'est que certains athlètes soutiennent le président, candidat à un nouveau mandat. Et ça ne leur réussit pas forcément.

Mike Tyson, champion de boxe
Mike Tyson, champion de boxe © Getty / David Rosenblum/Icon Sportswire

La preuve avec le cas Quinn Simons, un coureur cycliste d'à peine 19 ans, champion du monde junior l'an dernier, l'un des plus jeunes du peloton World Tour (la première division mondiale) qui vient de mettre en danger sa carrière très prometteuse, en publiant simplement un smiley, un émoticône, sur les réseaux sociaux en réponse à une journaliste néerlandaise qui appelait ses contacts pro Trump à ne plus la suivre.

Il a envoyé une "petite main" vous savez qui "salue pour dire au revoir". Une main de couleur noire. Tôlé sur les réseaux sociaux et tôlé chez certains cyclistes américains, dont aucun n'avait soutenu Trump en 2016 et aucun ne le soutient en 2020. D'autant moins que le monde du vélo professionnel tente de se défaire d'une image de sport raciste... pratiqué quasi exclusivement par des blancs.

Simons a donc été mis à pied il y a 24h par son équipe américaine Trek-Segafredo dont le principal sponsor soutient, en plus, le mouvement Black Lives Matter. Dans le cyclisme pro, les contrats incluent toujours des clauses de promotion des valeurs des entreprises investisseurs.  

Un cas qui fait évidemment beaucoup réagir à un mois de l'élection américaine. 

Mais ce Quinn Simons n'est pourtant pas le seul dans le monde du sport à soutenir le président sortant. Alors pas de doute, ils sont bien moins nombreux qu'en 2016. A l'époque, beaucoup de propriétaires de NFL, de clubs de football américain, avaient signé un chèque de soutien pour l'investiture de Donald Trump. Aujourd'hui, ils se mettent en retrait pour ne pas froisser les fans engagés dans le mouvement anti-raciste.

Mais c'est vrai qu'il reste quelques athlètes pro Trump et d'ailleurs, parmi eux, des Afro-Américains.

Citons :

  • Denis Rodman, le basketteur, ancien partenaire de Jordan chez les Bulls. C'est même lui qui aurait fait le lien entre le président américain et Kim Jong Un. Sans dire s'il revoterait pour lui en novembre, Rodman a récemment affirmé qu'il trouvait Trump "cool".
  • Le boxeur Mike Tyson aussi, ami de trente ans du milliardaire. Trump l'a d'ailleurs encouragé récemment, quand il a annoncé qu'il reprenait les combats.
  • Tiger Woods également, à qui Donald Trump a remis la médaille de la liberté. C’est la plus haute distinction civile des Etats Unis.Le champion de Golf n'a jamais officiellement pris position politiquement mais appelait l'an dernier au "respect" du président.
  • Dernier exemple, le boxeur Rod Salka, qui en 2018 était monté sur le ring avec un short à la gloire du projet de mur entre les Etats Unis et le Mexique. Il avait finalement été mis KO par un certain Francisco Vargas, un Mexicain.
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