Nommé il y a presque un an, déjà, à la tête de l'équipe de France de handball, Guillaume va - enfin - faire ses débuts en tant que sélectionneur, cet après-midi, en Serbie. Covid oblige. C'est ce qui s'appelle prendre son mal en patience.

Guillaume Gille à Tignes en juillet 2020
Guillaume Gille à Tignes en juillet 2020 © AFP / FRANCK FIFE

Le nouveau patron des "Experts", Guillaume Gille, va diriger cet après-midi, pour la première fois l’équipe de France de handball, ce sera face à la Serbie, pour les qualifications à l’Euro 2022. Patient, vous disais-je, car ce baptême, il aurait du intervenir beaucoup, beaucoup plus tôt. 

Cela fait presque un an que Guillaume Gille a été nommé à la tête des Bleus du hand. Au retour d’un championnat d’Europe raté, lui l’adjoint est promu à la place de son compère Didier Dinart. Il va avoir la lourde charge de relancer la machine à gagner, et de qualifier la France pour les Jeux de Tokyo. Vous connaissez la suite. L’épidémie de covid19 déferle sur le monde, qui se confine. Tout s’annule ou se reporte au fur et à mesure. 

Guillaume Gille devient alors le sélectionneur d’un groupe dont il faut panser les blessures à distance. Faire le diagnostic, trouver des solutions derrière un écran ou au téléphone. Un peu comme un capitaine sans navire. Et quand ça y est, cette fois c’est juré, c’est la bonne, début novembre, à Chambéry, pour le symbole, là où il a brillé une bonne partie de sa carrière de joueur, eh bien... patatras ! Le reconfinement passe par là, et tout est à nouveau reporté. 

Alors cet après-midi, ce ne sera pas a Chambéry, mais à Créteil, tout près de la Maison du Handball où les Bleus sont sous cloche avant de partir pour l’Égypte disputer le mondial. Ce sera à huis clos. Pas les débuts rêvés forcément, mais au moins ça y est, Guillaume Gille va faire ses premiers pas de sélectionneur. Enfin.  

Au delà de l’attente, la succession n’a pas été de tout repos

Le handball, c'est un peu la discipline sur laquelle on peut compter, en France, celle qui nous a habitué a ramener des médailles à la pelle, et sans jamais broncher. Mais ça, c'était avant. Quand la France, menée par un certain Claude Onesta, détenait toutes les couronnes. Aujourd’hui les rois sont déchus. De tous leurs titres. Le dernier, c’était le mondial en France, en 2017. 

Didier Dinart était alors l’héritier désigné. Avec Guillaume Gille a ses côtés. Deux novices à la barre. Deux anciens Experts. Mais la machine s’est enrayée. Le message n’est plus passé. Et il a fallu trancher. Débarquer Didier Dinart, pour lui préférer son adjoint. Un changement dans la continuité, comme on dit. Aujourd'hui, Guillaume Gille étrenne donc ses galons d’entraîneur. Un baptême du feu, un vrai.

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